Allocution d’Emmanuel Macron : « L’honneur » des policiers rétabli, pour le syndicat UNSA Police

Emmanuel Macron a hier lors de son allocution tenté d’éclaircir les contours de l’acte III de son quinquennat. Son soutien marqué et sans réserves à la police a visiblement calmé les syndicats de la profession, remontés après les propos du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, la semaine dernière.

Emmanuel Macron compte affaiblir Les Républicains

Les journaux reprennent à la Une ce maint les mots clés de l’intervention présidentielle. « Reconstruire l’économie », titre Les Echos. « Lancer la bataille de l’économie », a choisi Le Parisien. « C’est l’heure de la reconstruction », en une de Sud Ouest. « Accélérer la reprise », pour l’Opinion. Accélérer, autre mot clé qu’on retrouve en Une du Berry républicain, de la Charente Libre, du Dauphiné, de la Dépêche du Midi. Accélérer, mais emprunter un nouveau chemin. Si vous lisez l’Opinion, vous apprendrez que le Président penche clairement à droite. Pire, le journal vous explique comment il entend asphyxier encore Les Républicains.

 

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En page deux, le quotidien ose ce dessin : Macron, le genou sur la nuque du président des Républicains. « Je ne peux plus respirer », lance Christian Jacob. Macron chasse et penche à droite aussi pour Cécile Cornudet dans son édito des Echos, où elle parle de virage républicain et d’une clarification qui vient enfin.

 

 

 

Le chef de l’UNSA Police dans Le Figaro satisfait qu’Emmanuel Macron ait rétabli « l’honneur de la police »

Il aura fallu attendre les mobilisations de jeunes contre le racisme pour obtenir d’Emmanuel Macron une clarification sans cesse annoncée et sans cesse repoussée sur le communautarisme. « La République n’effacera aucune trace, aucun nom de son histoire, le communautarisme est inacceptable, la Police mérite notre soutien », a déclaré hier le chef de l’Etat. Emmanuel Macron qui s’est aussi voulu défenseur de la police. « Les forces de l’ordre méritent le soutien de la puissance publique et de la reconnaissance de la nation », a-t-il déclaré.

 

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On ne pouvait pas être plus clair. Le patron de l’UNSA Police au Figaro se dit satisfait : « Je souhaitais qu’il rétablisse l’honneur de la police et il la fait ». Un soutien du chef de l’Etat, c’est encore mieux selon Les Echos qu’une démission du ministre de l’Intérieur, qui a cumulé toute la semaine les maladresses de langage. Lui qui a confié au secrétaire général de Synergie Officier qu’il avait fait « une connerie », en pointant le racisme dans la police. Si le soutien aux forces de l’ordre est un marqueur important à droite, le fait d’assumer le passé et tout le passé en est un autre.

 

David Abiker

 

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