Twitter déclenche la fureur de Donald Trump en introduisant un fact-checking sous un tweet

Donald Trump, après avoir accusé un journaliste de « crime », s’est avancé sur une possible fraude électorale. Le PDG de Twitter a répliqué à cette dernière insinuation et a instauré un fact-checking sous le tweet du président, qui compte répliquer par une « très grosse action » contre la plateforme.

Après Barack Obama, Joe Scabro, animateur de la chaîne MSNBC, est accusé par Donald Trump de « meurtre »

« J’accuse Joe de meurtre », « J’accuse Joe Scarborough de crime ». Aux Etats-Unis, le journaliste Joe Scarborough est l’animateur vedette de la matinale de la chaine MSNBC et c’est le président des Etats-Unis qui accuse ce journaliste de meurtre. Joe Scarborough est une star adorée par l’Amérique démocrate. Depuis le début de la pandémie, il ne cesse de critiquer tous les matins en direct la gestion de Donald Trump. Un Donald Trump de plus en plus énervé.

 

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Le chef de l’Etat rappelle donc que, dans une autre vie, en 2001, Joe Scarborough en Floride faisait de la politique et qu’un jour, on a découvert le corps d’une jeune femme dans son bureau. Elle s’appelait Lori Klausutis. Officiellement, selon l’enquête, elle est tombée sur la tête et est morte d’une crise cardiaque, accidentellement. Mais le président ne cesse de répéter que Joe Scarborough est « coupable » et qu’il « sait bien des choses ». Alors, des millions d’Américains se délectent de cette polémique entre le président des Etats-Unis et une vedette journaliste.

 

 

Jack Dorsey, PDG de Twitter, avait précédemment refusé d’intervenir, au nom de la liberté d’expression

Chez Twitter, de nombreux employés scandalisés demandent au PDG d’arrêter les accusations du président. Jack Dorsey, le PDG de la plateforme refuse, en précisant que les tweets de Donald Trump font partie des conversations du moment et qu’avec les dirigeants, la plateforme ne peut rejeter des tweets. Dorsay insiste sur la liberté d’expression. Mais face à d’autres tweets du président ces dernières 48 heures, sur visiblement une fraude électorale, Twitter a aussi décidé de réagir et de mettre un lien fact-checking, permettant de vérifier immédiatement, si on le souhaite, les écrits de Donald Trump sur Twitter.

 

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Alors, en découvrant cela, Donald Trump a eu pratiquement une crise de nerfs en direct. Sur Twitter toujours, il dit que les réseaux veulent contrôler ce qu’il écrit et ce que disent les conservateurs. Il promet dans les jours qui viennent une « très grosse action » contre Twitter. Personne ne sait ce que le président a en tête. Mais la guerre entre Donald Trump et la Silicon Valley ne fait, dans cette année électorale, sans doute que commencer.

 

Laurence Haïm

 

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