Remaniement : « ça a chauffé » entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe, selon l’Opinion

Emmanuel Macron est en couverture des journaux ce matin après son interview à la presse régionale, avec une gestuelle qui a visiblement retenu leur attention. Le président pointant son index vers son interlocuteur pour illustrer « L’autre chemin » dans le Journal du Centre. Les mains rapprochées, pédagogiques pour nous expliquer que « la rentrée sera dure » dans Ouest France. Elle sera même très dure, les mains se resserrent entre elles dans le Progrès. Enfin le poing est fermé en Une de l’Union.

 

Le Figaro décrit l’attente du remaniement dans les ministères

Les mains ont aussi retenu l’attention du Parisien, qui raconte les coulisses de cet entretien à l’Elysée. 11h50, le président arrive avec les 20 minutes de retard réglementaires. « Il joint les mains et s’incline légèrement pour saluer un à un les journalistes présents. Il a le sourire, mais il est concentré, peut-être même un peu crispé ». Au-delà des annonces, nous sommes surtout à la veille d’un remaniement et chacun se demande à quel moment Emmanuel Macron va abattre ses cartes. Le Figaro rapporte l’insupportable attente dans les ministères. « Des ministres dans tous leurs états » peut-on lire en page 2 du Figaro. « C’est le flou le plus total, on s’appelle entre nous pour tromper l’ennui, il ne se passe plus rien. Même nos officiers de sécurité nous parlent du remaniement » témoigne une secrétaire d’Etat.

 

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Un autre membre du gouvernement a quant à lui reçu à son bureau des cartons de déménagement ! Des mains qui tremblent, et d’autres qui tapent sur la table. Notamment celles d’Edouard Philippe. « Une relation de confiance unique » lance Emmanuel Macron dans son interview, à propos du premier ministre. Mais les faits sont tout autres raconte l’Opinion, « Ça a chauffé » rapporte un macroniste lors du tête-à-tête entre les deux hommes lundi matin. Edouard Philippe a le visage fermé il est fatigué. La journaliste Nathalie Segaunes rapporte cette phrase : « Edouard Philippe rêve de mettre tous ces gens dans un réacteur à Fessenheim ».

 

Marc Bourreau

 

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