« Mort aux porcs » : Les policiers craignent des émeutes en banlieue, après Villeneuve la Garenne – La Revue de Presse de David Abiker

Les policers redoutent l’embrasement dans certains quartiers sensibles, après les heurts qui ont éclaté à Villeneuve-la-Garenne. Ce matin Le Figaro fait le portrait de l’homme, dont l’arrestation a déclenché ces violences urbaines.

 

Les guets-apens se multiplient contre les policiers

C’est l’inquiétude du ministre de l’Intérieur et des prefets. Les policiers redoutent un embrasement des cités. « La révolte gronde dans les quartiers populaires », s’inquiète Libération. Le Parisien parle « de banlieues sous tensions » depuis ce qu’on a appelé « l’affaire de Villeneuve-la-Garenne« .

 

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C’est un cocktail plus inflammable qu’un barril de pétrole. Un motard en infraction interpellé par la police, des quartiers où le confinement est plus compliqué qu’ailleurs, des appels à la violence qui circulent sur les réseaux sociaux, avec l’apparition notamment du mot-clé « mort aux porcs » qui vise les policiers… « Il n’en faut pas davantage, raconte Le Parisien-Aujourd’hui en France, pour relancer les violences urbaines dans les quartiers difficiles : guets-apens, barricades enflammées, rodéos sauvages et tir de feu d’artifices« .

 

 

L’homme arrêté était un multi-récidiviste, en contrôle judiciaire pour menace de mort avec un hachoir

« On est dans une ambiance de veille du 14 juillet », relativise un syndicaliste policier dans le quotidien. Le Figaro tire lui le portrait judiciaire du jeune homme de 30 ans, arrêté à Villeneuve La Garenne, et dont certains sur les réseaux sociaux voudraient faire la nouvelle victime emblématique des violences policières. Condamné à 14 reprises pour trafic de stupéfiant ou refus d’obtempérer, il est sous contrôle judiciaire depuis le 16 mars 2020 pour des faits de menace de mort avec un hachoir.

 

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Le soir de l’accident, il circulait sans casque, avec une moto non-homologuée et a tenté de doubler la voiture de police par la droite. Vous lirez la suite dans Le Figaro, et peut-être aussi sur la page d’à côté, un chiffre : 5 millions de Français vivent dans un logement sur-occupé, c’est à dire avec un nombre de pièces insuffisant. Il y a peut-être un rapport avec les difficultés du confinement en banlieue.

 

David Abiker

 

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