Les vétérinaires vont-ils devoir partager leurs médicaments ? – La Revue de Presse de David Abiker

Si la presse a évoqué des possibles pénuries alimentaires ces dernières semaines, un autre manque de produits essentiels pointe le bout de son nez, celui des médicaments. Les cliniques vétérinaires pourraient devoir mettre à disposition leurs stocks.

 

Les hôpitaux militaires n’ont plus que 2,5 jours de stock

Les journaux se sont passés le mot pour nous parler de ce qui pourrait nous manquer dans les semaines et les mois qui viennent. Le plus indispensable ? Les médicaments. Ils font la Une du Figaro avec cette question : « Les réanimations vont-elles manquer de médicaments ? ». Nécessaires aux patient placés sous respiration artificielle, les hypnotiques, les myroelaxants et les antiinfectieux sont soumis à une explosion de la demande partout dans le monde. +2000% en France, avait indiqué le ministre de la Santé, Olivier Véran.

 

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Une pression, qui toucherait à terme tous les principes actifs ou presque. Le Figaro a mis la main sur un document confidentiel du ministère de l’Intérieur en date du 25 mars, et qui prévient : « les hôpitaux civils n’ont qu’une semaine d’approvisionnement, tandis que les hôpitaux militaires n’ont plus que 2,5 jours de stock, contre 15 jours en temps normal« .

 

Des réserves pour le moment « en tension »

Les deux professeurs interrogés par le quotidien, le docteur Jean-Michel Constantin, anesthésiste réanimateur à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris) et Philippe Montravers, médecin anesthésiste-réanimateur à l’hôpital Bichat (Paris) s’accordent sur un constat, à la fois rassurant et inquiétant : les réserves ne sont pas vides, mais “en tension”.

 

 

Après avoir été mis à contribution, par le transfert de patients, les hôpitaux des régions peu touchées par le coronavirus devraient devoir partager leurs stocks de pilules, comprimés et autres poches de perfusions. Les cliniques vétérinaires pourraient, elles aussi, être sollicitées. Les vétos qui, au contraire des pharmaciens de plus en plus souvent agressés par des patients réclamant de la chloroquine, devraient heureusement être à l’abris d’une ruée de chiens mal lunés.

 

David Abiker (et Nicolas Gomont)