Chloroquine : Les agressions de pharmaciens en hausse « de 50% à 60% » – La Revue de Presse de David Abiker

Injures, menaces, agressions à l’arme blanche… Certains clients d’officines se montrent parfois agressifs pour obtenir un traitement contre le coronavirus.

 

Le CHU du Mans lance une étude pour clore le débat sur la chloroquine

La confiance, le rapport à la vérité, ce n’est pas qu’une question politique par tant d’épidémie. C’est aussi l’affaire des pharmaciens, qui sont en première ligne et qui sont à la Une du Parisien-Aujourd’hui en France. La pharmacie est devenu encore plus qu’avant un lieu d’information, de réconfort mais également de conflit. C’est là que s’expriment les peurs alimentées par les rumeurs, les contre-vérités scientifiques et parfois, les mensonges, à l’instar de Sylvestre, chauffeur livreur qui entre dans une pharmacie de Levallois pour obtenir de la chloroquine. « C’est le seul médicament qui guérit le coronavirus, clame l’homme. Il ne faut pas se fier au comité de médecin qui conseille Macron« .

 

A lire aussi

 

Le doute ou la peur ne font pas qu’alimenter les demandes des patients et provoquent une détérioration du climat dans les pharmacies. La présidente de l’ordre des phamarciens, Carine Wolf-Thal, estime que les agressions en officines ont augmenté de 50 à 60 %, avec des injures, des menaces et des agressions à l’arme blanche. « La vérité est contagieuse« , peut-on lire dans l’Opinion de la part d’un membre du RN. L’approximation, les croyances et la rumeur le sont plus encore, exemple à la Une du journal Le Bien Public, avec ce patient qui veut être traité à la chloroquine contre l’avis du centre hospitalier de Semur-en-Auxois.

 

 

A contrario, établir enfin la vérité scientifique sur cette fameuse chloroquine est l’objectif du CHU du Mans, qui fait la Une du Courrier de l’Ouest et du Maine Libre. 1300 patients testeront prochainement le médicament avec 32 hopitaux partenaires. Le CHU veut clore le débat.

 

David Abiker