Le vélo pourrait être l’un des grands gagnants de la grève !

Effectivement, il suffit de demander à Guillaume Tabard qui est obligé de venir à vélo depuis le début du mois… Il est tellement conquis par ce mode de transport que si ça se trouve, il ne reprendra plus jamais le métro.

 

En France, 3% des transports du quotidien se font à vélo

Mais la France part de très loin. Chez nous, la petite reine n’assure que 3% de nos transports du quotidien alors qu’au Pays-Bas, 28% des déplacements se font sur un cycle. Et au niveau européen la moyenne est de 7%. On a donc encore une sacrée marge de progression.

 

A lire aussi

 

 

Est-ce que l’usage peut progresser ?

Franchement, toutes les conditions semblent réunies. D’abord, les villes comme Paris et d’autres ont décidé d’investir massivement dans l’infrastructure. Il y a de plus en plus de pistes cyclables protégées. On ne partage pas la route avec les automobilistes. On a son vrai couloir. Et ça ça tire les usages. Le deuxième moteur pour le vélo, c’est justement qu’il y a de plus en plus souvent un moteur… Quand le vélo devient électrique, on peut arriver à son rendez-vous sans être en sueur. Et du coup, le vélo concurrence le métro mais aussi le scooter et même la voiture. Car avec un vélo électrique on peut facilement faire 25 kilomètres par jour ou plus. En plus le vélo c’est écolo, c’est souvent plus rapide que la voiture en ville et comme on veut tous être de plus en plus sains et sportifs, le vélo c’est une manière de rester en forme. Du coup l’ambition du gouvernement qui est de nous faire passer à 9% des transports du quotidien en 2024 contre 3% aujourd’hui ne semble pas impossible.

 

 

Le vol de vélo est toléré donc encouragé

Le frein du prix peut être surmonté parce que les villes ou les entreprises peuvent subventionner l’achat d’un vélo. Le frein psychologique peut aussi être surmonté parce qu’il suffit d’une grève pour que les gens essayent et se rendent compte de l’attrait du cycle. Le dernier frein sur lequel il faut agir de toute urgence, c’est le vol. Moi je me suis fait voler mon vélo il y a quinze jours dans Paris et pourtant il y avait un U et deux chaînes… Il faut vraiment que l’on mette des caméras ou que l’on soit beaucoup plus répressif. Aujourd’hui le vol de vélo est toléré donc en quelque sorte encouragé.

 

David Barroux

 

Plus d’articles sur le décryptage économique de David Barroux