Le Théâtre du Capitole de Toulouse rend hommage à Mady Mesplé

Mady Mesplé disparaissait le 30 mai dernier à l’âge de 89 ans. Le Théâtre du Capitole de Toulouse, sa ville natale, a décidé de lui rendre hommage en organisant jeudi 25 juin un récital qui proposera des airs chers à la grande soprano.

 

Mady Mesplé figure tutélaire du Théâtre du Capitole de Toulouse

Le Théâtre du Capitole, fermé depuis le mois de mars, n’a pas voulu attendre septembre pour faire honneur à la mémoire de l’une de ses figures tutélaires. C’est dans l’institution toulousaine que Mady Mesplé a découvert sa passion pour la musique dès les années 1930. Sa mère l’y emmenait régulièrement. Elle y a pris ses cours de chant et, devenue star, y a chanté ses plus grands rôles. Une fois retirée de la scène internationale, elle en devint une spectatrice assidue et passionnée. Il a donc semblé évident pour Christophe Ghristi, le directeur artistique du Théâtre du Capitole de rouvrir la maison pour lui rendre hommage.

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Jeudi soir à 20h, Le Théâtre du Capitale ouvrira ses portes à un public restreint, en raison de la jauge limitée due aux contraintes sanitaires (abonnés historiques du Théâtre du Capitole, donateurs ayant renoncé au remboursement de leurs billets, suite à l’annulation de la programmation de fin de saison et associations) qui auront le privilège d’assister à un récital lyrique composé de morceaux qu’appréciait la cantatrice, de Richard Wagner à Francis Poulenc.

Wagner, Fauré, Poulenc et Strauss au programme de cette soirée

Sur la scène du Théâtre du Capitole, sous la baguette d’Alfonso Caiani, se succéderont la mezzo-soprano Sophie Koch, les sopranos Céline Laborie, Catherine Hunold et Anaïs Constans, le baryton Stéphane Degout accompagnés le Chœur du Capitol et les pianistes Nino Pavlenichvili, Miles Cléry-Fox, Robert Gonnella, Christophe Larrieu. Au programme : Tristan et Isolde (La mort d’Isolde) de Richard Wagner, Montparnasse, Métamorphose et Bal fantôme (nocturne n°4) de Francis Poulenc, Ariadne auf Naxos de Richard Strauss et enfin L’horizon chimérique et le Requiem de Gabriel Fauré.

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Les retrouvailles entre le public et le Capitole seront également empreintes de l’émotion provoquée par la disparition, le 18 juin, de Nicolas Joël qui dirigea l’institution pendant 19 ans, de 1990 à 2009.

 

Philippe Gault

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