Le film d’horreur connaît un nouvel âge d’or. L’exemple de « Ça 2» de Stephen King

Au cinéma, il n’y a pas que les comédies, les dessins animés, les polars ou les films de science-fiction… Il y a aussi les films d’horreur et c’est un segment qui cartonne particulièrement aujourd’hui.

Le dernier film d’horreur de Stephen King, « Ça 2 », a généré plus d’un milliard de dollars de recettes

Le film « Ça » qui met en avant un clown maléfique imaginé par Stephen King vient ainsi de franchir la barre du milliard de dollars de recettes grâce à la sortie du second volet de la série. On peut vraiment parler d’un engouement qui dure et qui s’amplifie… On est très loin du simple phénomène de mode.

 

 

Film d’horreur : Pourquoi ce genre marche si bien ?

C’est comme toujours la rencontre entre une offre et une demande. Il y a c’est incontestable une demande surtout chez les ado. Il y a un âge où on aime bien se faire peur sans trop se prendre la tête. Et comme il y a une demande, les studios américains font tous des films d’horreur à l’exception de Disney qui cherche à préserver son image de producteur de films pour l’ensemble de la famille. Pour les producteurs, l’avantage des films d’horreur c’est que c’est potentiellement très rentable. D’abord parce que ce sont des films qui dépendent surtout de l’intrigue plus que des stars. On a pas besoin de verser des cachets diaboliques aux acteurs. Ensuite, parce qu’il y a finalement moins de dépenses dans les effets spéciaux que pour un film de science-fiction. Couper une tête ou un bras c’est plus facile à filmer qu’une bataille de vaisseaux spatiaux.

 

 

Et du coup c’est un genre rentable ?

Oui ça peut même être très rentable parce qu’il y a des coûts très faibles et des recettes potentiellement très élevés. Les meilleurs exemples c’est Massacre à la tronçonneuse, Blairwitch Project ou Paranormal Activity. On dit que ce film sorti en 2009 n’a coûté que 15.000 dollars à faire mais qu’il a rapporté presque 200 millions de dollars. Ça fait une sacrée marge. L’autre avantage c’est que comme pour les films de super-héros, les films avec des super-méchants se prêtent bien à ce qu’on appelle des « franchises », des films qui peuvent connaître plein d’épisodes. Sur Paranormal Activity on en est déjà à 5 épisodes. Et je ne sais pas combien il y a eu de Freddy les griffes de la nuit ou d’Halloween. Et puis il y a un signe qui ne trompe pas c’est que même Netflix s’y met. Il vient de sortir une série d’horreur qui a d’ailleurs été tournée en France et qui s’appelle Marianne.

 

David Barroux

 

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