La Revue de Presse du jour – 26/04/2019

Chaque matin, Michel Grossiord décrypte l’actualité et vous partage sa Revue de Presse

 

La revue de presse… Quel commentaire retenir en premier sur la conférence de presse d’Emmanuel Macron ?

Dans la profusion, ce cri du cœur d’une journaliste présente hier dans la salle des fêtes de l’Elysée… Elle peste, rapporte Le Monde, non pas contre Emmanuel Macron mais contre le décor… « On dirait le Hyatt de Singapour… Quel mauvais goût ! »
Réaction à ce décor sobre gris clair et à la lumière (les lourdes tentures et les tapisseries rouges ont disparu…)
Pour le décor, le style, la méthode : du changement. Jupiter est redescendu sur terre la tête baissée, commente La Provence. L’Opinion le présente en résilient de la République… Belle citation de Tocqueville dans Ouest-France : « Pour faire des grandes choses, il ne faut pas être au-dessus des hommes. Il faut être avec eux… »
Pour la politique suivie, le cap : pas de changement.
« Je n’ai pas fait fausse route », a dit le Chef de l’Etat. Phrase que L’Humanité met à la Une… Il est où le waouh ? demande Libération qui a vu hier, derrière le bureau blanc de l’Elysée un Juppé sans calvitie ou un Raffarin maigre, au choix. « Une droite sociale » qui n’est pas du goût de Libé…

La « liste de courses » est dans tous les journaux…

C’est ainsi que La Provence présente les mesures, « les nouvelles priorités », titre Le Parisien, « les choix de Macron », disent Les Echos rare journal avec Ouest-France à ne pas accabler le chef de l’Etat sur le thème « ca ne sera pas suffisant face à la grogne sociale»…
La grogne sociale, celle désormais dans la rue pour les violents de « factieux » pour Les Echos alors que l’écrivain Pascal Bruckner pointe dans Le Figaro les « blacks blocs, anticapitalistes et antisystème, qui ont adopté l’uniforme mussolinien, la chemise noire »…
Reste que pour Le Midi libre, le discours a un goût d’inachevé, « je vous ai à moitié compris », résume La Voix du Nord… On en attendait beaucoup, trop évidemment, pour Le Figaro.
A Bercy, on en attendait sans doute moins… Le catalogue de ristournes a dû faire se dresser les cheveux sur la tête des fonctionnaires de Bercy, écrivent les Dernières nouvelles d’Alsace…

Parlons des hauts fonctionnaires, puisque l’ENA sera finalement supprimée pour « bâtir quelque chose qui fonctionne mieux » a dit le Chef de l’Etat…

Objectif réaffirmé : revoir la sélection et la formation des hauts cadres de la fonction publique… Une élite « à l’image de la société »…
Voilà pour l’ENA, mais que dire de la prestigieuse Kennedy School of Government, de l’université Harvard ?
C’est « le laboratoire américain de la Macronie », nous apprend le magazine du Monde…
Près de 1.100 étudiants y sont accueillis chaque année pour apprendre à gouverner le monde… Parmi les diplomés, les ministres Amélie de Montchalin et Brune Poirson… La secrétaire d’Etat aux Affaires européennes à participé à un programme modestement intitulé « De Harvard au bureau Ovale », destiné à encourager les carrières des femmes en politique…
Côté diversité sociale, la sélection tient aussi au coût de la scolarité : l’école elle-même estime le total autour de 75.000 euros par an…

Restons aux Etats-Unis avec les réflexions acérées de Bret Easton Ellis…

L’auteur d’American Psycho publie un essai… sur l’effet des réseaux sociaux…
« Aujourd’hui, aux Etats-Unis, aucun débat n’est plus possible », explique t-il… « Pour un tweet, vous pouvez perdre votre boulot… La victimisation est devenue la nouvelle esthétique : si une personne refuse de se joindre au chœur de l’approbation ou de l’indignation, elle sera taxée de racisme ou de misogynie, ou de je ne sais quoi »…
Bret Easton Ellis, dans un entretien au Point, surnomme la génération des millénials (nés dans les années 80 et 90) de génération pleurnicharde… Autre traduction : génération chochotte…
Il relie également ça aux réseaux sociaux : « Internet ne tolère pas l’ironie, car tout y est binaire. Tu m’aimes et tu me likes ou tune m’aimes pas et tu ne me likes pas… Il n’y a pas de place pour la nuance… Sous couvert de liberté, les réseaux sociaux font taire tout le monde, chacun se définit par rapport à son identité ». Fin de citation…

Avant d’évoquer ce qui continue de nous arriver de mieux des Etats Unis, un « je ne te like pas retentissant »…

À l’occasion de la sortie de son nouveau disque, le chanteur Jean Louis Murat revient dans Les Inrocks sur le décès de Johnyn Hallyday…. «Chanteur minable et ringard.
Jean-Louis Murat n’a pas sa langue dans sa poche. Surtout quand on lui donne l’occasion de critiquer ses confrères musiciens. Il avait déjà critiqué et insulté Renaud et Polnareff en 2016. Aujourd’hui, c’est au tour de Johnny Hallyday
. «Je ne dirais évidemment pas que j’ai recherché l’insuccès, mais être adoubé par un peuple qui ne jure que par Johnny Hallyday ou Patrick Bruel m’aurait sacrément embêté», lâche-t-il auprès des Inrockuptibles .
Ce qui nous arrive de mieux côté rock, Guillaume… Je ne parle pas du nouveau disque live de Jean-Louis Murat…
…mais de Bruce Springsteen…
Nouvel album studio annoncé mi juin… le 19ème… le premier titre a été dévoilé cette nuit.. Album sous influence de la pop sud californienne..
Hello Sunshine…
Le boss aura 70 ans en septembre…

 

 

Michel Grossiord

 

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