La plupart des personnes qui partiront en retraite en 2054 toucheront entre 10% et 20 % de moins que ceux qui partiront dans 5 ans.

Réforme des retraites : l’exécutif gagne du temps mais suscite beaucoup d’impatience

Un dessin à la une de l’Opinion. Marlène Schiappa ministre chargée de l’égalité homme femme et Jean-Paul Delevoye Monsieur retraites entrent au conseil des ministres sur le tapis rouge de l’Elysée. Marlène Shiappa lui lance, entrer au gouvernement à 72 ans, belle énergie et Delevoye lui répond en fait il me manque des trimestres. Tout est dit ou presque sur le sujet qui fait la une de vos journaux et magazines ce matin de la Croix à l’Express en passant par le Télégramme : comment assurer nos vieux jours. Réponse de Gaëtan de Capèle à la une du Figaro : il faut assumer. Sauf que ça commence à durer, l’éditorialiste compare le long chemin de la réforme sauce Macron à de la cuisine à l’étouffée. Ça mitonne depuis des mois dans un épais brouillard. Ne pas toucher à l’âge de départ, puis travailler plus longtemps, puis superposer la réforme des retraites à celle de la dépendance, trouver donc de nouvelles ressources financières puis instaurer un âge pivot, puis un âge d’équilibre, puis un âge à taux plein. Avec sa cuisine à l’étouffée, l’exécutif gagne du temps mais suscite beaucoup d’impatience. Impatience et peut être inquiétude, surtout quand vous jetez un œil aux simulations du Parisien-Aujourd’hui en France qui confirment qu’avec la réforme envisagée, la plupart de ceux qui partiront en retraite en 2054 toucheront entre 10 et 20 % de moins que ce qui partiront dans 5 ans. Mais à vrai dire personne ne veut prendre sa retraite…

 

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