101 féminicides répertoriés depuis le début de l’année

101 féminicides répertoriés depuis le début de l’année

Libération  fait sa une sur les 100 féminicides répertoriés depuis le début de l’année. Mais non, c’est 101 depuis 48 heures obligeant Maurice Ulrich dans l’Humanité à un macabre décompte « Hier dans le Tarn une femme est morte, elle avait 92 ans, tuée par son mari. Il y a trois jours à Cagnes sur mer une femme est morte, elle avait 21 ans. Elle a été tuée par son compagnon. Le froid énoncé de ces meurtres serre la gorge et donne envie de crier ». On ne tue pas par amour assène Florence Chetodal dans la montagne. Le compteur macabre tourne, des femmes meurent parce que des hommes estiment qu’ils en étaient les propriétaires. Il faut venir à bout de ce que Guillaume Goubert appelle le machisme à la Française. Et Xavier Brouet dans l’Est Républicain rappelle ces chiffres implacables qui posent la question de la domination masculine. En 2018, 121 femmes sont mortes tuées par leur conjoint pour 28 hommes. Alors cette question posée dans le Figaro par Paule Gonzales : faut-il genrer le meurtre ? Et systématiser en droit le mot Feminicide. Dans Causeur Elizabeth Levy s’étrangle « la fonction du mot féminicide pour les associations féministes est de suggérer qu’en France les femmes sont menacées de génocide ce qui n’est pas le cas et pour la directrice de Causeur, les chiffres montreraient qu’on a plutôt à faire à de terribles tragédies individuelles. Mais l’essentiel est sans doute ailleurs, dans les moyens dans l’intendance judiciaire qui doit suivre répond le procureur François Mollins au Figaro : accélérer les gardes à vue, faire respecter les interdictions de contacts entre agresseur et victimes, signaler systématiquement les cas au parquet. Objectif et la formule est du procureur Mollins : la peur doit changer de camp.

Le niveau baisse, bienvenue dans l’âge bête

Causeur, qui fait la une suivante en cette rentrée des classes « Le niveau baisse, bienvenu dans l’âge bête » avec en illustration le dessin de l’évolution du singe à l’homme, l’âge bête vient juste après l’homme, il s’agit du citadin en trottinette, stade ultime de la bêtise suggéré par Causeur qui pour étayer sa démonstration convoque une brochette d’intellectuels au chevet de l’éducation et de la culture. Marianne s’en inquiétait aussi la semaine dernière qui titrait dans la même veine les ignares au pouvoir : en politique, dans l’entreprise ou dans les médias, la culture générale s’effondre. Et puisque l’on parle d’âge bête, cette une du Maine libre, ce matin : elle tatouait ses clients dans le blanc des yeux : pratique interdite en France mais qui n’a pas empêché cette mancelle d’écoper hier d’un an de prison avec sursit pour exercice illégal de la médecine. Heureusement ce matin, à côté du tatouage, il y a d’autres raisons de rendre hommage à l’artisanat et au petit commerce.

Le marché de l’emploi se porte mieux en France

Le marché de l’emploi se porte mieux en France nous explique les Echos et c’est en partie grâce aux entreprises de proximité et aux artisans dans les secteurs du commerce alimentaire, de l’hôtellerie restauration et les professions libérales et techniques du bâtiment : ils sont 18 % a avoir embauché au premier trimestre 2019 contre 16 % en 2018. Hommage donc à l’artisanat, aux métiers manuel qui se prolonge ce matin à la lecture de Zadig, le trimestriel d’Eric Fotorino qui se penche sur le travail avec cette question Travailler pourquoi faire ? Réponse dans les métiers de la main avec ce portrait d’Arthur Lochamn, philosophe devenue charpentier qui a ces mots qui raviront Bernard Statler président de la chambre des métiers ou encore Alain griset de l’union des entreprises de proximité tout deux cité dans Les Echos « Réponse au besoin impérieux de matière, l’artisanat est aussi une réponse au besoin de sens » c’est dans Zadig essentiellement consacré ce trimestre au travail aujourd’hui. Sur la quête de sens au travail on lira aussi le numéro spécial de du magazine management qui propose 100 idées pour redonner du sens au travail.

La meilleur façon de redonner du sens à son travail c’est peut-être aussi de penser à autre chose de temps en temps ?

Pour ça la presse du jour est une invitation à lire, à visiter des expo, à aller au cinéma, au théâtre. Ou aller à la chasse, le nouveau numéro du chasseur français célèbre l’ouverture, les bonnes dispositions du gouvernement vis-à-vis des chasseurs au redoutable lobbying ou encore le retour du faisan dans les plaine de France. Côté Loisirs, le Figaro et le Monde ont eu la même idée : c’est la rentrée des expos léonard de Vinci, Toulouse Lautrec, le Greco, Mondrian, Bacon, Degas. Si vous êtes plutôt musique, une double page dans Libération sur l’engouement autour des open-piano, Libération qui a interrogé ceux qui osent dans les halls de gare jouer du pinao, verbatim rapide « C’est un peu intimidant » au début confie Ilya, « un jour j’en ai raté mon train » dit nThéo « J’ai appris à jouer il y a quatre jour »… »j’improvise des morceaux pas trop difficile » poursuit Daniel 77 ans, la groupie des pianistes des gares à lire dans Libération. Enfin, un anniversaire, avec les 40 ans des arts florissants qui font la une de la revue des deux monde avec cette thématique Passion baroque Musique Arts et jardins, un numéro hors série qui raconte comme dans les années 70 un jeune chef d’orchestre du nom de William Christie débarqué tout jeune des Etats-Unis s’est intéressé aux trésor de la musique baroque française un peu négligé jusque là par les élites. Les arts florissant étaient née.

La bourgeoise aura-t-elle la peau du streetwear.

J’ai été interpellé dans un premier temps pas la une de « Elle magazine » sorti hier un spécial mode avec cette question de spécialiste « la bourgeoise aura-t-elle la peau du streetwear ». Evidemment j’ai rien compris. Je tombe sur une interview d’Isabelle Adjani à laquelle il est posé tout un tas de question, dont seule une réponse m’a intéressé. A la question que faites vous en cachette ? Isabelle Adjani réponds : j’ouvre les guillemet, je surligne au stabylo « Je continue à écouter Radio Classique avec des oreillettes pendant les réunions ou je m’ennuie ».

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