La même feuille de match pour les Français et les journaux : tous derrière les Bleues !

Chaque matin, Michel Grossiord décrypte l’actualité et vous partage sa Revue de Presse

Les Bleues (e. s.)… Ce n’est pas de l’écriture inclusive, juste l’accord féminin.
La vie en bleues, est chantée par Le Berry Républicain comme par L’Equipe qui titre son édito « Frappes de bâtarde ».
Allusion aux frappes de bâtard de Benjamin Pavard l’été dernier.
L’Equipe n’est pas la seule à rêver qu’ « on remette ça », un nouveau trophée mondial après le triomphe de l’équipe de France masculine.
Elles visent l’étoile, souligne Le Midi Libre quand Le Parisien les voit « à la conquête du monde ».

Le foot féminin est qualifié de « vrai phénomène »

C’est la Une de Presse Océan.
Ça a bien changé.
« On nous invitait parfois à aller raccommoder les chaussettes ! Mais ça ne m’a jamais traumatisée », se souviennent les pionnières qui ont participé au renouveau du foot féminin.
Il faut se réjouir que les joueuses de foot entendent moins de quolibets.
Eugénie Le Sommer, la joueuse de l’Olympique lyonnais, l’une des forces maîtresses de l’équipe tricolore, témoigne dans La Vie de propos qui ont pu la heurter. Parfois un brin de condescendance…
En vedette dans L’Obs, Amandine Henry, milieu de terrain et capitaine des Bleues, a également joué ado dans des équipes mixtes : « Au début ils ne te prennent pas au sérieux, puis quand tu as fait tes preuves, tu as un statut privilégié ».

L’Equipe met les moyens pour couvrir la coupe du monde féminine

17 journalistes sur le pont, un magazine spécial en kiosque. L’Equipe explique que l’air du temps est à l’égalitarisme entre hommes et femmes, et que c’est une manière joyeuse de le revendiquer… Enthousiasme du magazine Elle face à cet engouement pour le football féminin, avec ce commentaire de Bernard Pivot :
-On a longtemps dit qu’à cause de leur poitrine les filles ne pouvaient pas jouer, car le ballon risquait de leur faire mal… mais c’est la même chose pour les hommes quand ils s’en prennent un dans les…
BIIIIP

On a compris ce que dit Bernard Pivot…

Qui salue l’élégance du foot féminin, avec des reprises de volées extraordinaires, des dribbles dans un mouchoir de poche.
Manchette de Libération sur le Mondial 2019 : Les femmes touchent au but.
Dessin de Ranson dans Le Parisien. Madame est installée devant la télé.
-Chéri, apporte moi une bière !
-Je crois qu’on en fait trop pour le foot féminin, répond le chéri.

Restons avec ces dames, mais de la politique !

Deux sont en vedette…Valérie Pécresse et Sibeth Ndiaye…
Au sujet de la décision de la première de démissionner des Républicains, l’incompréhension domine… N’avait-elle pas un boulevard pour s’emparer du bunker LR ? demande Le Midi Libre.
Le président du Sénat, Gérard Larcher, dit dans L’Echo républicain regretter son départ : « Je regarde avec tristesse cette décision ».
Valérie Pécresse explique dans Le Figaro vouloir sauver la droite, construire une opposition à Emmanuel Macron, mais de l’extérieur, à bord d’un nouveau cuirassé. L’intérieur est « un rafiot rafistolé ».
Pendant ce temps-là, l’extrême-droite (elle aussi) entend profiter de la décomposition de la droite, avance Le Monde. Les réseaux souterrains du Rassemblement national s’activent en toute discrétion pour convaincre des élus de droite de les rejoindre… « On les laisse faire leur deuil, mais on leur parle, explique un conseiller de Marine Le Pen ». L’idée : créer une structure parallèle au RN pour les accueillir.

Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, sous deux facettes dans la presse du jour

Reportage du Figaro sur sa démarche de proximité : elle s’emploie sur le terrain à corriger l’image d’un pouvoir souvent coupé de la réalité.
La secrétaire d’Etat s’est ainsi rendue dans les Ardennes, dans une Maison de service public et une entreprise. La ministre de la parole se veut tout autant de l’écoute… On lit d’ailleurs que l’ex-militante a pensé un temps être assistante sociale…
Ce n’est pas ce que met en avant le portrait publié par Le Monde magazine…
De l’Unef à Emmanuel Macron, Sibeth Ndiaye, politique première ligne…
Le journal se demande comment la ministre parvient à mettre entre parenthèses ses engagements passés à gauche. « Je fais la distinction entre mes engagements professionnels et mes opinions », dit-elle froidement…
On lit aussi qu’elle efface ses échanges de SMS avec Emmanuel Macron de peur qu’on ne lui vole son téléphone…

Michel Grossiord

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