La grande soprano italienne Mirella Freni est morte à l’âge de 84 ans

Dans la lignée de Maria Callas et Renata Tebaldi, réputée autant pour la pureté de sa voix que pour sa présence scénique, Mirella Freni a enchanté la scène lyrique pendant plus de 50 ans. Elle est morte chez elle à Modène à quelques semaines de son 85anniversaire.

La « sœur de lait » de Luciano Pavarotti

La presse italienne l’avait surnommée la « Sorella di latte » (sœur de lait) de Luciano Pavarotti , lui aussi natif de Modène, et qui devint son ami fidèle. Le ténor italien avec lequel elle forma souvent un duo mythique dans l’histoire de l’opéra sur scène et sur un grand nombre d’albums. Grande spécialiste du répertoire italien et de Verdi en particulier, ses qualités vocales et son jeu de scène ont fait de Mirella Freni une des chanteuses les plus demandées de la deuxième moitié du XXe siècle.

 

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Tout au long de cette longue carrière elle aura chanté les plus grands opéras et aura été dirigée par les plus grands chefs d’orchestre, d’Herbert von Karajan à Giuseppe Sinopoli en passant par, Riccardo Muti, Gianandrea Gavazzeni, Claudio Abbado, Seiji Ozawa, Carlo Kleiber ou Riccardo Chailly.

 

Mirella Freni a notamment été dirigée par Herbert von Karajan et Riccardo Muti

Révélée à l’âge de 20 ans dans sa ville natale de Modène, en Émilie-Romagne, en interprétant le rôle de Micaëla du Carmen de Bizet, Mirera Freni a chanté (et joué) sur les plus grandes scènes du monde, terminant sa carrière lors d’un concert donné en son honneur en avril 2005 à l’Opéra national de Washington et dans lequel elle interprétait, à l’âge de 70 ans… Jeanne d’Arc dans l’opéra La Pucelle d’Orléans de Tchaïkovski. Mariée très jeune avec son professeur de chant, le chef d’orchestre Leone Maggiera, dont elle a un enfant, elle épousa en seconde noce Nicolaï Ghiaurov, une des basses les plus célèbres de l’après-guerre, qui fut également un de ses partenaires réguliers à la scène et sur disque. Ensemble ils ont contribué à la fondation du Centro Universale del Bel Canto à Vignola.

 

Philippe Gault

 

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