Il a osé !

Chaque matin, Michel Grossiord décrypte l’actualité et vous partage sa Revue de Presse

Rafa… c’est ainsi que tous appellent le Majorquin après tant années, Rafa a mis sur le court de Roland Garros les 3 choses qui comptent, « des choses que tout homme possède », précise Mats Wilander dans sa chronique de L’Equipe…
Un cerveau…
Un cœur…

Et ? Troisième chose ?

Des cojones…
« Ce que j’entends par Cojones, précise Wilander, c’est sa capacité à tenter des coups gagnants qu’il ne fait pas d’habitude. Des coups un peu plus risqués… »
Avec sa détermination et sa force, Rafa a encore une fois repoussé l’obsolescence programmée, observe Le Monde. Alors que depuis 15 ans, toutes les pages ont déjà été noircies, qu’il a remporté deux fois plus de trophées à Roland-Garros que Björn Borg, que dire?
Rafa l’herculéen, l’indétrônable, l’extra-terrestre. Les 12 coups de Nadal…
Seul sur terre…

Revenons sur terre justement…

Avec les politiques…
Pas encore le grand chelem ni même de record… Le 2ème discours de politique générale d’Edouard Philippe mercredi à l’Assemblée nationale. Il y a travaillé tout le week-end à Matignon, « en jean », précise Le Parisien.
A priori, il peut se détendre car on le disait sur un siège éjectable il y a quelques semaines encore, avant les Européennes.
Jean-Michel Blanquer, lui, prépare sa 3ème rentrée scolaire « droit dans ses bottes », lit-on dans Le Figaro qui encourage avec régularité le ministre de l’Education nationale à maintenir le cap dans ses réformes.
La circulaire de rentrée vient d’être publiée : renforcement de l’apprentissage du vocabulaire en maternelle, accent mis sur la lecture, les 4 opérations mathématiques dès le CP.
Côté lecture, L’Alsace lance à nouveau l’alerte en nous nous rappelant qu’un collégien sur deux est en difficulté.

Mais Jean-Michel Blanquer n’a pas que des supporters…

Certains titres le concernant étaient moins aimables ces derniers mois dans la presse, et des syndicats se mobilisent, jusqu’à envisager la grève de la surveillance pendant les épreuves du bac. Menaces qui font la Une du Progrès de Lyon mais que relativisent à la fois le ministère et Le Figaro qui y voit une manœuvre un peu désespérée des syndicats.

Petit portrait du chouchou du Figaro dans l’édito du jour

Edito de Laurence de Charrette titré « Pièce maîtresse »…
Il est politique sans paraître politicien.
Il est réformateur mais ne se montre pas dogmatique.
Il est conservateur juste ce qu’il faut, mais progressiste aussi.
Cette forme de synthèse fait de Jean-Michel Blanquer « une pièce maîtresse du gouvernement Macron ».
Le ministre peut ouvrir sans angoisse ni trac Le Figaro. Le Parisien s’adresse ce matin à ceux qui doivent « dompter leur trac » (candidats bacheliers, mais aussi candidats à un emploi… amoureux à la veille de se déclarer !)

Un mode d’emploi ?

Suivez Rafa pour chasser le trac qui vous détraque.
Ou essayez les remèdes à base de plantes (passiflore, valériane… pour leur effet apaisant).
Autre option étonnante : dansez quelques minutes avec le grand rendez-vous sur votre musique préférée… pour être gagné par une énergie positive !

Plusieurs pays du monde à l’honneur, pour le combat de leurs peuples


« Personne ne veut aller en prison en Chine… » Il s’agit de la plus grande manifestation à Hong Kong depuis la rétrocession de l’ancienne colonie britannique à la Chine en 1997.
Le Soudan rêve de démocratie, nous rappelle Ouest-France à la Une, alors que la contestation est réprimée dans le sang.
Dans Sud-Ouest, Christophe Lucet fait le lien entre la situation au Soudan (où les islamistes semblent avoir choisi de soutenir l’armée afin de garder la charia) et celle en Algérie, où le mouvement populaire a aussi obtenu la destitution du président mais bute sur la résistance de l’armée.
La dérive soudanaise inquiète les Algériens…
Hong Kong, le Soudan, l’Algérie, l’Iran (où des centaines de restaurants ont été fermés pour atteinte à la morale, comprendre l’accueil de soirées mixtes ou dansantes)…. Voilà quelques échos des combats pour les libertés alors qu’en Europe plusieurs articles se faisaient récemment l’écho (avant la mobilisation électorale du 26 mai) d’un affaissement général des citoyens d’un attachement à la démocratie.

Michel Grossiord

Plus de Revue de Presse de Michel Grossiord