« Frou-Frou les bains » de retour sur scène à Paris

C’est le spectacle jubilatoire de ce début d’année. Molière du spectacle musical en 2002, « Frou-Frou les bains », pastiche kitsch des opérettes de jadis joué plus de 1.400 fois, est de retour 15 ans après au Théâtre Edouard VII à Paris jusqu’au 28 juin puis en tournée.

 

Une farce musicale en costumes d’époque

Cocktail bien ficelé des vaudevilles du 19e siècle, des opérettes de l’après-guerre et des spectacles loufoques de la troupe des Branquignols, « Frou-Frou les bains » a été créé en 2001 et joué pendant cinq saisons de suite jusqu’en 2005. « J’adore les opérettes de jadis! « Frou-Frou… » est une farce musicale où l’on chante et on joue la comédie sans se prendre au sérieux. J’ai eu envie de construire un spectacle dans le plus pur style des Branquignols avec des gags et des chansons« , confie son créateur, le comédien et auteur Patrick Haudecoeur, récompensé d’un 2e Molière en 2011 pour une autre valeur sûre du théâtre de divertissement, « Thé à la menthe ou t’es citron ?« , sacré meilleure pièce comique cette année-là.

 

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En costumes d’époque, « Frou-Frou les bains », à l’affiche jusqu’en juin à Paris avant une grande tournée, plonge des spectateurs ravis dans le quotidien d’une station thermale de la Belle époque confrontée à un problème de taille: le jour de l’arrivée des curistes, la source est à sec !

 

Hommage à Feydeau, Labiche et Mariveaux

Accompagnés par un orchestre, une douzaine de comédiens, dont Urbain Cancelier (l’épicier du « Fabuleux Destin d’Amélie Poulain »), campent des personnages truculents dans une succession de situations absurdes et désopilantes, grâce à la mise en scène de Jacques Décombe. Les curistes ricochent d’un quiproquo à l’autre : le patron, sa fille, ses 3 employés dont un gaffeur (joué par l’auteur) et ses clients, une baronne déjantée toujours prête à la gaudriole, son grand benêt de fils, fleur-bleue dépressive et un agent financier que l’on prend pour le plombier. Patrick Haudecoeur qui rend ainsi hommage à Feydeau, Labiche et Mariveaux, maîtres du vaudeville et du théâtre de boulevard, ressuscite côté chansons les spécialistes de l’opérette dont Albert Willemetz, librettiste à succès d’une centaine de comédies musicales de 1913 à 1960 et qui revisita Offenbach avec talent.
Le pastiche, la légèreté et la fantaisie débridée, sources d’inspiration inépuisables pour Patrick Haudecoeur qui travaille sur un nouvelle farce musicale, « Berlin Berlin », programmée pour l’an prochain et consacrée à… la Stasi, la police politique de l’ex-RDA.

 

Philippe Gault (AFP)

 

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