Donald Trump contre Mick Jagger : le président américain peut-il utiliser les chansons des Rolling Stones ?

Parlons de ce conflit qui oppose Donald Trump à l’une des superstars de rock, le leader des Rolling Stones Mick Jagger. Depuis qu’il est en politique, le président américain adore organiser des concerts dans ses meetings.

 

Donald Trump diffuse pendant ses meetings les Rolling Stones, Elvis Presley, Frank Sinatra et les Village People

Depuis 2015, à chaque fois que je suis allée dans un meeting de Donald Trump, avant son arrivée, j’ai entendu pendant des heures Lee Greenwood chanter God Bless the USA, j’ai vu des couples trumpistes se déhancher au son de My Way de Frank Sinatra, et aussi des fans dans le Texas ou l’Oklahoma se trémousser au son de YMCA de Village People, en hurlant après « Trump ! Trump ! »

 

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Et puis un jour, en plein milieu de l’Iowa j’ai vu aussi un homme, les larmes aux yeux, me dire « grâce à Donald Trump, j’ai découvert l’opéra » car dans les haut-parleurs on entendait Luciano Pavarotti chanter Puccini. A la fin de chaque meeting, Donald Trump fait aussi diffuser ses chansons préférées de Mick Jagger, notamment « You can’t always get what you want », et on le voit serrer des mains au son de cette chanson mythique.

 

 

« No sympathy for the devil » a ironisé un conseiller de la Maison Blanche face aux menaces de plaine de BMI, la maison de production de Mick Jagger

Sa campagne a mis 10 tubes des Rolling Stones dans un dossier spécial sur un disque dur qui s’appelle « rotation du pouvoir ». Selon mes informations et le disc-jockey de la campagne Trump, il y a aussi dans ce dossier 4 chansons d’Elvis Presley et 4 autres d’Elton John, un peu de Billy Joel, mais surtout les Rolling Stones. Depuis quelques semaines, Mick Jagger ne veut plus que Donald Trump utilise « You can’t always get what you want », mais il y a un petit problème, la campagne Trump ne répond pas à Mick Jagger.

 

 

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Samedi, sa maison de production BMI a menacé Donald Trump d’un procès, si la campagne continue toujours à utiliser cette chanson mythique. Donald Trump contre Mick Jagger, cela fait beaucoup rire la Maison Blanche, hier lorsque j’ai joint par téléphone un conseiller, il me disait n’avoir aucune sympathie pour le diable, « No sympathy for the devil ».

 

Laurence Haïm

 

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