Covid-19 : Jean-François Copé dénonce « le fiasco des vaccins »

Jean-François Copé était l’invité politique de la matinale de Guillaume Durand ce lundi 1er février. Le maire de Meaux a dénoncé le fiasco de la vaccination anti-covid dans laquelle le gouvernement prend selon lui « la plus grave responsabilité ».

Jean-François Copé : « il faut séparer la dette liée au covid de celle liée au reste »

A propos du projet de loi visant à lutter contre le séparatisme religieux et les atteintes à la citoyenneté débarquant ce lundi 1er février à l’Assemblée, Jean-François Copé déclare regrettable la volonté « de ne mécontenter personne et de ne vexer personne », et indique que cette démarche a « considérablement affaibli les volontés affichées dans le discours des Mureaux d’Emmanuel Macron de lutter contre l’islam radical ». L’ancien président des Républicains souligne « qu’il y a des choses positives dans cette loi » mais rappelle le fait que selon lui, son efficacité sera déterminée « par la manière de l’appliquer : il faut y mettre des moyens forts et que la loi soit suffisamment claire pour que les tribunaux qui vont créer de la jurisprudence ne l’appliquent pas à l’envers, ce qui serait désastreux pour l’unité de la République ».

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Interrogé par Guillaume Durand sur la stratégie économique mise en place par l’exécutif et le « quoi qu’il en coûte », Jean-François Copé souhaite « séparer la dette liée au Covid de la dette liée au reste » pour ainsi « engager un processus de baisse des dépenses publiques sur des secteurs qui ont montré que c’était inutile pour les concentrer sur le régalien : sécurité, défense, éducation et santé. Tout le reste doit faire l’objet d’une réduction significative ». Il estime que « ceux qui pensent que la solution est d’augmenter les impôts se trompent complètement », car dans un pays « à 47% de prélèvements obligatoires, on ne peut prétendre continuer à augmenter les impôts ».

 

Jean-François Copé : « Aujourd’hui, on nous dit qu’on aura à Meaux moins de 500 doses de vaccin pour cette semaine (…) C’est l’improvisation totale »

A propos de la décision de ne pas opter pour un troisième confinement d’un « président qui décide seul contre les ministres et son conseil scientifique », Jean-François Copé estime que « cela fait partie de la logique des institutions. Le Président de la République décide, c’est vrai d’Emmanuel Macron comme de la totalité de ses prédécesseurs sous la Ve République ». Le membre du parti Les Républicains pense d’ailleurs que cette décision pour lutter contre le Covid-19 « est tout à fait fondée » dans un contexte « à la limite de la fronde, où les gens sont exaspérés ».

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Ce qui est néanmoins plus dur à accepter pour Jean-François Copé est « le fiasco des vaccins« , dans lequel « le gouvernement français a la plus grave responsabilité ». Selon lui, « le système européen montre sa limite » mais n’explique pas que « la France se retrouve 22e pays sur 27 » en taux de vaccination de la population. L’ancien président des Républicains dénonce des « mauvais choix » : « la volonté de ne pas vexer les antivaccins, d’attendre que les autres pays soient vaccinés alors que tout les essais cliniques avaient été faits, de ne vacciner que les Ehpad, cette idée de ne jamais associer les maires ». Le maire de Meaux dénonce aussi le mauvais approvisionnement des vaccins dans sa commune : « nous pourrions vacciner par semaine 1200 personnes et, cette semaine, nous aurons moins de 500 doses ».

Rémi Monti

 

 

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