Coronavirus : Le prix du masque va-t-il baisser ?

Le masque était un objet rare, il se trouve désormais partout, dans tous les magasins. Alors que le porter est devenu obligatoire à Paris et dans de plus en plus de villes, notamment dans certaines zones extérieures, les ventes repartent à la hausse.

Les ventes de masques ont généré un chiffre d’affaires de 27 millions d’euros mi-juillet

D’après le cabinet d’analyse de consommation Nielsen, les ventes de masques ont généré un chiffre d’affaire de 27 millions d’euros dans les grandes surfaces la semaine du 13 au 19 juillet, 24 millions d’euros entre le 20 et 26 juillet. Lui qui se vendait à prix d’or au début de la crise sanitaire, devrait voir son prix baisser dans les semaines qui viennent. Yasmine, qui vit avec sa fille de 13 ans, utilise 10 à 12 masques par semaines. « On consomme deux boîtes de masques par mois, ce qui fait près de 100 euros par mois » explique-t-elle, « ce qui est un sacré budget ». Elle s’attend à ce que leur consommation augmente à la rentrée.

 

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Le masque pourrait se vendre 30 centimes l’unité

Pour anticiper une potentielle ruée sur les masques, les enseignes continuent de s’approvisionner. Avec bien plus de facilité et moins de précipitation qu’au début de la crise sanitaire, explique Eric Boudet, directeur des achats de l’enseigne Bruneau. Il souligne que « les choses sont revenues à la normale », précisant que les intermédiaires importaient les masques au début par avion, ce qui est très coûteux, et qu’ils arrivent désormais par bateau. « Entre avril et septembre, le prix d’achat est divisé par 4 », assure Eric Boudet. Et au bout de la chaîne, ce sont les consommateurs qui en bénéficient : sur le site de l’entreprise, les masques sont déjà moins chers. Le prix est passé de 90 centimes l’unité à 55 centimes, « il est probable qu’il passe à un prix de marché qui tende vers 30 centimes » ajoute Eric Boudet. Dans les rayons des grandes surfaces, il faudra attendre pour constater la baisse des prix : les derniers stocks, achetés au prix fort pendant la crise, doivent encore être écoulés à un prix élevé.

 

Ecoutez le reportage de Camille Schmitt

 

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