Tour de Trump : Quand Donald Trump s’est inspiré du Tour de France…

Saviez-vous que Donald Trump avait organisé plusieurs courses cyclistes aux Etats-Unis ? Pédale ! , le petit frère de So Foot consacré au cyclisme nous raconte l’histoire rocambolesque de ce fan du Tour bien particulier. Vous connaissiez la Trump Tower, la tour de Trump, découvrez le Trump Tour, le Tour de Trump, ou comment l’actuel président des Etats-Unis, a organisé deux courses à son nom en 1989 et 1990 dans la côte Est du pays.

Donald Trump met en jeu 250 000 dollars pour 11 jours de course

Donald Trump est alors « jeune quadragénaire et vedette omniprésente, convaincu que son nom est probablement son plus bel actif». Car ce nom, synonyme dans l’opinion publique américaine de réussite est déjà sur des immeubles, des hôtels, une compagnie aérienne et même un jeu de société. Alors quand on lui propose de soutenir financièrement l’épreuve sportive, il accepte immédiatement : « Quand certains songent à s’acheter un vélo, Donald Trump s’achète une course cycliste » s’amuse alors la chaîne de télévision NBC.

 

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Et si le nom de Trump ne dit rien aux coureurs européens, il viennent quand même, attirés par le pactole mis en jeu « Quand ils ont appris qu’il y aurait 250 000 dollars à se repartir, près d’un demi-million d’euros d’aujourd’hui, ils ont dit +Allons-y+ ». La somme représente un cinquième des récompenses du Tour de France mais pour seulement onze jours de course.

 

Les Anti-Trump se mobilisent pour dénoncer le symbole de la richesse égoïste

La course, le sport, Donald Trump s’en désintéresse : il est là pour le show. Et les superlatifs ne manquent pas : « ma course est en bonne voie pour devenir l’un des spectacles sportifs les plus impatiemment attendus, âprement disputés et largement médiatisés au monde ». Du Trump dans le texte, et on reconnaît déjà des traits marquants de sa présidence. Il gonfle par exemple l’affluence du public, comme il le fera plus tard pour son investiture.

 

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Il se vante de sa richesse auprès du vainqueur, le norvégien Dag Otto Lauritzen : « Donald Trump m’a expliqué qu’il dépensait 150 000 dollars par an rien qu’en fleurs fraîches pour son yacht et que la peau d’une vingtaine d’éléphants avaient servi à le décorer, ce qui était un peu flippant… ». Et déjà à l’époque, les anti-Trump se mobilisent, il symbolise la richesse égoïste. Au début des années 90, les affaires du milliardaire vont mal et son « cirque », c’est le terme employé par le journal, commence à lasser. Il n’y aura pas de troisième Trump Tour, mais le cirque n’aura pas servi à rien écrit Pédale ! : il aura mis un coup de projecteur sur ce sport alors délaissé aux Etats-Unis…

Augustin Lefebvre

 

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