Tour de France : La polémique se poursuit à Rennes, qui a refusé d’accueillir le Grand Départ

Les journaux ce matin reviennent sur les élus écologistes de Rennes qui boycottent le Tour de France. Ils ont refusé que leur ville accueille le grand départ de l’édition 2021 car ils accusent la grande boucle de faire circuler trop de voitures, de mal gérer les déchets et de présenter une vision dégradée de la femme.

Au Mans, les élus écolos ont négocié l’entrée de la voiture à hydrogène aux célèbres 24H

Le soufflé ne retombe pas et l’on sent qu’il y a crime de lèse-majesté. Le Parisien-Aujourd’hui en France consacre un article à ce débat, avec cette introduction : « Qui plus fan de vélo qu’un écologiste ? et pourtant… ». Le quotidien met en avant les efforts mis en place cette année : « La vingtaine de véhicules officiels rouleront en hybride. En outre, Covid oblige, il n’y aura cette année + que+ 110 voitures sur les routes du Tour au lieu de 180 habituellement et 3500 personnes contre 5000 comme de coutume ».

 

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Et de souligner que tous les membres d’Europe Ecologie-Les Verts ne sont pas sur la même longueur d’onde. « Au Mans, les élus écologistes acceptent sans trop ciller les 24 heures mythiques pourtant plus +carbonisées+ que les coups de pédale du Tour. Peut-être plus poussés au compromis que certains de leurs collègues, les Verts locaux ont négocié pour l’an prochain l’entrée de la voiture à hydrogène dans la célèbre compétition de bolides ».

 

Benoît Lasserre de Sud-Ouest estime que certains élus se coupent de l’électorat populaire et rural qui aime les cyclistes

On sent l’énervement également dans l’édito de Sud-Ouest, qui reconnaît l’empreinte environnementale incontestablement négative de l’événement, mais qui met lui aussi en avant les efforts de l’organisateur pour corriger ça. « Pas assez vite, pas assez fort pour ces élus écologistes » écrit Benoit Lasserre, avant de conclure « si certains élus veulent mériter le label de bobos urbains coupés de l’électorat populaire et rural qui aime et applaudit les cyclistes, s’ils veulent être accusés de pratiquer une écologie punitive alors bravo, l’arrivée au sommet est proche ». Réponse de Sandra Regol, la secrétaire adjointe d’EELV dans le Parisien : « Il n’est pas insensé qu’un tel événement réponde à une utilisation rationnelle des deniers publics et, bien sûr, respecte l’environnement ».

 

 

Augustin Lefebvre

 

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