Franck Ferrand raconte… Tolkien : 5 choses à savoir sur l’auteur du livre « Le Seigneur des anneaux »

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L’univers créé par Tolkien à partir de ses souvenirs d’enfance et des contes et légendes qu’il avait étudiés est devenu, sous sa plume inspirée, plus qu’un genre littéraire : une référence morale pour des millions de lecteurs.

Le Seigneur des anneaux, roman-fleuve de John Ronald Reuel Tolkien – plus connu sous le nom de J.R.R Tolkien –  a puisé ses inspirations dans sa vie pour créer ses histoires et même ses propres langues. Voici cinq anecdotes qui vous permettront de mieux connaître l’écrivain, poète, philologue et essayiste.

Le catholicisme l’a inspiré

En 1900, sa mère Mabel, anglicane, se convertit au catholicisme. Elle élèvera ses deux enfants dans cette foi, qui sera présente plus tard dans l’œuvre de Tolkien. En 1904, celle-ci est atteinte d’un diabète sévère, qu’on ne sait pas soigner à l’époque. Elle sombre dans le coma en laissant la garde de ses fils à son confesseur, le père Francis Morgan, un proche de la famille.

Tolkien a profondément été marqué par la Première Guerre mondiale

Il épouse Edith en mars 1914, à l’âge de 21 ans, quelques mois avant le début de la guerre. Il finit ses études à la prestigieuse université d’Oxford avant de s’engager en juin 1916. Envoyé en France dans les tranchées de la Somme, il découvre l’horreur des combats et perd deux amis proches, amoureux comme lui de littérature et de culture.

Une histoire intemporelle, proche des grands mythes

Tolkien tombe gravement malade, victime de la fameuse « fièvre des tranchées » et doit être rapatrié en Angleterre en novembre 1916. Ses expériences, ces pertes tragiques, toute cette souffrance laissent des cicatrices et influenceront ses futurs écrits. Il trouve une manière de transcender ses douleurs en créant un monde où la lutte entre le bien et le mal serait omniprésente.

Il a inventé plusieurs langues

Egalement philologue, Tolkien a créé le quenya et le sindarin, la langue des elfes, inspirées respectivement du finnois et du gallois. Il y a quelque chose de démiurgique dans sa démarche : la Terre du milieu n’est pas qu’une série de paysages et de personnages, elle est aussi composée de récits et de traditions. C’est une civilisation qui s’enracine dans cette mythologie complexe.

Une critique raffinée des ravages de l’industrialisation

Tolkien était ami avec l’auteur des Chroniques de Narnia

Parallèlement à la construction de ses récits, il poursuit sa carrière académique. Professeur d’anglo-saxon à Oxford, il continue d’étudier les langues pour mieux nourrir son œuvre. Il y fait la connaissance de Lewis, l’auteur des Chroniques de Narnia, et tous deux fréquentent le club des Inklings, un endroit où des amis se retrouvent pour boire et fumer, mais aussi discuter de leurs travaux littéraires.

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« Gandalf président ! » : un symbole de la contre-culture

Fine critique des ravages de l’industrialisation, des souffrances des deux guerres mondiales et hommage à la nature, dès les années 60, Le Seigneur des anneaux devient le symbole d’une contre-culture, surtout aux Etats-Unis. Le livre se fait même politique avec l’apparition de slogans comme « Gandalf président ! » (du nom d’un des héros de la saga), lors des manifestations contre la guerre au Vietnam.

 

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