Louis Aragon, un écrivain engagé au parcours jalonné de polémiques

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La vie de Louis Aragon, poète, génie littéraire, journaliste et militant acharné, va suivre tous les rebondissements du XXe siècle, pour le meilleur et pour le pire. Son parcours passionné suscita aussi bien l’admiration que de vives polémiques. Franck Ferrand vous raconte.

Juin 1918, cinq mois avant la fin de la Grande Guerre, sur un quai de la Gare de l’Est à Paris. Dans le tumulte des voyageurs, on distingue quelques hommes en uniforme. Ils ont l’air tendu et pour cause : leur jour est venu. Il est temps pour eux de partir pour le front après toutes ces générations. C’est leur tour.

Parmi eux, un garçon de 19 ans plutôt séduisant, aux cheveux châtain foncé doté d’un regard très doux et clair. Il s’appelle Louis Aragon. C’est un jeune médecin auxiliaire qui s’apprête à rejoindre le front des Ardennes.

Un secret de famille livré par la mère de Louis Aragon avant son départ pour la guerre

À l’inquiétude de ce départ à la guerre, se mêlent pour lui une source de tracas tout à fait privés puisque la veille de ce terrible départ, sa mère lui a révélé un secret de famille. Louis s’installe à bord d’un train qui entraîne avec lui d’autres soldats vers Saint-Dizier.

Assis sur sa banquette, Aragon s’éloigne peut-être d’une vie qu’il ne retrouvera pas et, dans l’attente de sa mobilisation, il a vécu ses derniers mois d’une façon ambivalente, comme il l’écrit à un ami : « Je garderai toujours de la guerre un double souvenir qui, comme une tête de Janus, me montrera deux faces. L’une menaçante et horrible, l’autre toute souriante et mélancolique. L’une qui me dira marche et l’autre Carpe diem« .

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Dans cet élan de vie qui a précédé son départ, il a beaucoup écrit, des poèmes notamment, et il s’est aussi fait de nouveaux amis, jeunes et passionnés de littérature. La guerre va rebattre toutes les cartes…

La suite, c’est Franck Ferrand qui vous la raconte…

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