Tsarine et impératrice de la Russie, Catherine II passera à la postérité sous le surnom de « Grande Catherine ». Issue d’une simple famille princière, la femme de Pierre III imposera respect et peur au peuple russe. Un destin exceptionnel associé à une légende ambivalente que Franck Ferrand vous raconte.
L’impératrice Catherine II règne sur la Russie à l’époque de Louis XV et de Louis XVI. La stature majestueuse de cette femme mûre, bien en chair, au buste droit avec une mine fière et le front haut nous vient à l’esprit. C’est le genre de souveraine qui, immédiatement, en impose et dont l’autorité a l’air naturelle.
Pourtant, son autorité ne fut pas si naturelle. Rien n’est moins naturel en vérité que la montée sur le trône d’une femme âgée de 33 ans qui n’était ni russe ni héritière du trône. On peut dire de son arrivée au pouvoir qu’elle est liée à une situation trouble dans un pays devenu depuis peu une grande puissance mais qui restait travaillée par toute sorte de forces brutales. Et ce, jusqu’au sommet de l’État.
Catherine II, fille d’un cadet, prince du Saint-Empire romain germanique
Au départ, Sophie – son prénom de jeune fille – est une simple princesse allemande parmi tant d’autres dans cette mosaïque de territoires qu’est le Saint-Empire romain germanique. Elle voit le jour en 1729 à Stettin en Poméranie. Elle est la fille du prince Christian-Auguste d’Anhalt-Zerbst, un cadet d’une très grande famille.
Cette origine familiale reste modeste. On est loin des cercles de pouvoir, où que ce soit. La jeune Sophie a une mère très volontaire qui entend la pousser aussi haut qu’elle le pourra.
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C’est vrai que Sophie présente des qualités. D’abord, elle est très jolie à regarder, avec une chevelure sombre opulente, une peau très blanche et un regard clair au fond duquel on devine toutes sortes d’ambitions mêlées.
La suite, c’est Franck Ferrand qui vous la raconte…