Plus que centenaire, la radio continue d’animer la vie des Français et d’épouser leur quotidien.
Dans le Dictionnaire amoureux de la radio, paru cette année sous la direction de Frank Lanoux, artisan du succès de la radio RMC à partir de 2001 et durant 15 ans, Erik Orsenna déclarait son amour pour le mot « France ».
« Je vous parle d’un temps, les années 1950, où ne nous avaient pas encore obnubilé les écrans, ni les grands, pas de télévision ou si peu, et moins encore les petits, pas même en rêve les téléphones portables et aucune tablette à l’horizon. Si bien que le passé de notre pays nous entrait par l’œil grâce aux cartes géographiques et que son actualité nous parvenait par l’ouïe. Merci la radio. Je lui dois la France, ma France et le monde. »
La radio, une histoire totale de la France
Un peu plus loin dans ce même article, Erik Orsenna parle de cette prothèse de la modernité qui allait en précéder beaucoup d’autres, les transistors. Le transistor, c’est ce qui va permettre d’emporter la radio partout avec soi. « Ces transistors, dit-il, sans lesquels vivre n’était plus pensable. Ô les combats du Quartier Latin [on est là en mai 68, bien sûr], suivis si forts, en direct, que nos yeux pleuraient du gaz lacrymogène des CRS, même à 500 km de distance.
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Merci Europe numéro 1. Ô ces débats pourtant austères mais passionnément écoutés entre Pierre Mendès-France et Michel Debré sur les institutions de notre République. » La France n’a découvert la radio en vérité qu’en 1921.
La suite, c’est Franck Ferrand qui vous la raconte…