Edvard Grieg , le « Chopin du nord » : le compositeur norvégien a puisé son inspiration dans le folklore de son pays

MARY EVANS/SIPA

À l’occasion des 180 ans de la naissance d’Edvard Grieg, Franck Ferrand retrace la vie de ce compositeur norvégien à la fois vigoureux, réfléchi et inventif, qui n’eut de cesse de puiser son inspiration dans la richesse et la diversité du folklore norvégien pour composer son œuvre.

Edvard Grieg est né à Bergen le 15 juin 1843. C’est de cette ville qu’il tire toute la substance de son œuvre. « La beauté naturelle de la ville, ses habitants, toutes ses réalisations et ses activités ont été pour moi source d’inspiration. J’aime l’odeur de ses quais et je suis sûr que ma musique a une saveur de poisson. »

Bergen est alors une ville extrêmement active et prospère sur le plan culturel autant que sur le plan commercial. La famille d’Edvard Grieg se répartit elle-même entre ces deux aspects, avec le père, Alexander, qui est un riche négociant et sa mère, Gesine Judithe, qui est une poétesse et une musicienne de talent.

Dès son plus jeune âge, la mère d’Edvard Grieg lui joue du Mozart, du Beethoven et du Weber

C’est elle qui, lorsque le petit Edvard était en âge de commencer à s’éveiller à la musique, a entrepris de lui communiquer son amour pour le piano en lui jouant du Mozart, du Beethoven et du Weber. Dès l’âge de six ans, l’enfant commence l’étude de l’instrument sous la férule maternelle. Il aime improviser pendant des heures pour découvrir de nouveaux sons, pour s’évader des gammes et des exercices de dextérité où il excelle.

On ne peut pas dire que le jeune Grieg soit quelqu’un de très liant. Très vite, il manifeste même une certaine aversion pour la vie en communauté et déteste aller à l’école. Il faut dire que ses camarades se moquent de sa nature sensible, pour ne pas dire hypersensible, et assez rebelle, ce qui souvent va de pair.

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Un peu avant 15 ans, il parvient à quitter l’école grâce à une rencontre providentielle : la famille Grieg reçoit en 1858 la visite de l’homme sans doute le plus célèbre de Norvège à l’époque : Ole Bull, violoniste virtuose et charismatique.

La suite, c’est Franck Ferrand qui vous la raconte…

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