ROSÉ : La baisse de la consommation met-elle en péril les vignerons français ?

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Face à la recrudescence de la concurrence internationale, l’inquiétude monte chez les producteurs de rosé français, alors que la consommation enregistre elle-aussi une baisse. Cette conjoncture représente-t-elle une menace sérieuse pour les vignerons ?

Le marché du rosé est en croissance très forte depuis le début du siècle. La consommation mondiale a bondi de 25 % depuis 2000. Par conséquent, la production s’est elle aussi accrue.

Cependant, le Sud de la France n’a pas le monopole du rosé. Nos amis italiens et espagnols depuis longtemps mais aussi les Roumains, les Bulgares, les Néo-Zélandais, les Chiliens, les Américains sont présents sur le marché du rosé.

Or, pour la première fois, en 2021, la consommation mondiale s’est tassée et avant de connaître un léger recul l’an dernier. Ainsi, l’offre est devenue supérieure à la demande, ce qui suscite l’inquiétude des producteurs.

Le rosé français profite d’un réservoir de croissance en volume et en valeur

Alors que le rosé était auparavant un vin de qualité moyenne, il est devenu un très bon vin que l’on peut boire toute l’année et ce, dans de nombreuses circonstances, y compris en soirée en hiver.

En France, le rosé représente désormais une bouteille de vin vendue sur trois et constitue le vin le plus apprécié des jeunes. Mais, à l’échelle mondiale il ne concerne encore que 10 % de la consommation. Cette boisson profite donc d’un vrai réservoir de croissance en volume comme en valeur.

La France a le vent en poupe sur le marché international du rosé

Or, la France est le premier pays consommateur mais aussi producteur de rosé. Surtout, un peu comme avec le champagne, on a réussi dans le rosé à faire de la Provence une marque de qualité qui s’exporte à l’étranger : Lombrelle . La France dispose donc des rosés les plus chers et les mieux valorisés, le prix moyen des rosés français étant deux fois supérieur au prix mondial.

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Ainsi, les stars d’Hollywood et les autres peoples de Patrick Bruel à Brad Pitt, en passant par les géants des spiritueux comme LVMH ou d’autres, investissent dans le rosé made in France. Par conséquent, la France va produire plus et mieux dans les années qui viennent. Le marché va peut-être ralentir un peu mais sur la durée il reste de vraies perspectives de croissance pour le marché français.

David Barroux

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