C’est un succès public et d’estime pour l’Aquascope, la nouvelle attraction du Futuroscope. Moins de 3 mois après son ouverture, elle a reçu un prix à Las Vegas pour son innovation. Le président du directoire du Futuroscope, Rodolphe Bouin, était l’invité de Stéphane Pedrazzi dans Comment j’ai réussi, ce 15 octobre dernier. Il est revenu sur la manière dont le parc s’est relevé de la crise Covid, grâce à un grand plan d’investissement lancé en 2020, aboutissant à l’ouverture de l’Aquascope.
Le marché des parcs d’attraction a traversé une période noire en 2020/2021, et le Futuroscope n’a pas fait exception : « un chiffre d’affaires divisé par deux », d’après le président du directoire du parc, Rodolphe Bouin. Mais aujourd’hui, il a non seulement retrouvé son niveau d’activité d’avant-Covid, mais il affiche même une « très nette progression », une preuve que le secteur des loisirs n’a pas été délaissé par les Français.
Dans un marché aussi concurrentiel et stimulant que celui du monde de l’attraction, le Futuroscope arrive à tirer son épingle du jeu, grâce à la créativité, la diversité de propositions et la prise de risque : « La concurrence, c’est bien, ça stimule et nous oblige à être toujours un peu plus créatif. […] Notre marque de fabrique, c’est avoir des natures d’expériences diversifiées pour en avoir pour tous les goûts. On prend surtout énormément de risques », ajoutant ce qui pourrait être un slogan publicitaire : « on est fait d’audace depuis 1987 ».
Un plan d’investissement massif lancé en 2020
Quand Rodolphe Bouin évoque des prises de risque, il fait référence au gigantesque plan d’investissement lancé en 2020 par le parc, représentant plus de 300 millions d’euros. De ce plan est né en juillet dernier l’Aquascope, un nouveau parc aquatique de plus de 6.000 m2, pierre angulaire de ce grand projet représentant près de 60 des 300 millions d’euros investis.
Il est composé de 3 zones à thème, garantissant aux visiteurs une expérience sensorielle hors du commun. L’espace Les Abysses de Lumière, figure de proue du nouveau parc, utilise mapping vidéo et jeux de lumière pour emmener les spectateurs dans un monde poétique et extraordinaire. Avec l’Aquascope, l’objectif pour le parc est ainsi de « s’installer définitivement comme étant une destination de court séjour ».
Derrière ces prises de risque, une démarche éco-friendly
Ces investissements d’envergure sont permis par un actionnaire puissant du parc, la Compagnie des Alpes, qui détient 80% du capital, le reste appartenant à l’actionnaire historique des lieux : le département de la Vienne. Rodolphe Bouin le concède sans sourciller, les prises de risques imaginées par le parc ont été rendues possibles uniquement grâce à la solidité de son actionnariat, capable de lancer un projet d’investissement en pleine crise sanitaire, alors que les finances étaient à l’arrêt et les perspectives incertaines.
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En plus de son aspect créatif et innovateur, Rodolphe Bouin défend le succès du parc face à un autre défi de taille : celui de l’impact environnemental. En effet, d’ici la fin 2025, le Futuroscope présentera un bilan énergétique de zéro net carbone, et cela grâce là-aussi à un important investissement et à une réflexion menée depuis une dizaine d’années déjà.
10 millions d’euros ont été investis dans une thermofrigo pompe permettant d’aller chercher des calories 300 mètres en sous-sol. Une biomasse, et de nombreux panneaux photovoltaïques s’ajoutent à ce plan vertueux. L’Aquascope est également éco-responsable en termes de préservation de l’eau, puisqu’un système de filtration naturelle a été installé afin de recycler l’eau.
François Pares
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