Hausse de la taxe foncière : Qui est responsable de cette mesure ?

GILE Michel/SIPA

Les propriétaires vont recevoir dans les jours qui viennent leur avis de taxe foncière pour l’année 2023, et ces derniers risquent d’avoir un choc. En effet, dans de nombreuses métropoles, la hausse enregistrée pourrait atteindre les 10 %, et à Paris, cette dernière pourrait s’élever à 50 %.

La somme que les propriétaires auront à payer va fortement augmenter. Pas dans les mêmes proportions pour les 18 millions de ménages qui possèdent un logement, mais personne n’échappera à une hausse sensible de la facture. Les mieux lotis, si on ose dire, subiront une augmentation d’un peu plus de 7 %.

C’est l’effet de la prise en compte de l’inflation dans la base de calcul de cet impôt local, et il est déjà substantiel. Mais, 20 % des villes de plus de 40.000 habitants ont choisi d’aller plus loin, et parmi elles on trouve de grandes métropoles. À Lyon par exemple, la hausse frisera les 10 %, tandis qu’à Grenoble, elle atteindra 25 %.

Mais, c’est surtout à Paris que le coup de massue fiscale sera le plus fort, puisque l’augmentation y dépassera les 50 %.

Élisabeth Borne avait promis de ne pas augmenter les impôts des ménages 

Alors, formellement, il s’agit d’une taxe locale, sur laquelle l’exécutif n’avait pas la main. Mais cela ne fait évidemment aucune différence pour les Français qui devront payer la taxe foncière.

C’est le gouvernement qui en sera jugé responsable et devra en supporter le coût politique. En supprimant la taxe d’habitation pendant le premier quinquennat, l’exécutif a privé les communes d’un de leurs rares leviers fiscaux. Résultat : les collectivités dont les besoins de financement ont fortement augmenté avec la poussée inflationniste sont tentées de se rabattre sur la taxe foncière pour boucler leur budget.

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Cette mesure a eu deux conséquences. D’abord, d’annuler à terme les effets positifs de la réforme de la taxe d’habitation. Et ensuite, de transformer les propriétaires en vaches à lait au risque de décourager l’accession à la propriété, d’autant plus qu’un décret publié le week-end dernier vient de de donner aux maires la possibilité de majorer encore l’ultime vestige de la taxe d’habitation, celle qui est prélevée sur les résidences secondaires à hauteur de 60 %.

François Vidal

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