Andros se lance sur le marché du beurre de cacahuètes

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Le marché du beurre de cacahuètes peut sembler mineur, mais ce sujet économique pourrait bien devenir majeur. Le groupe Andros investit massivement dans une usine qui produira des pots de peanut butter sous la marque Be Nuts.

Jusque-là dans le monde de la pâte à tartiner pour le petit-déjeuner il y avait deux camps : les mangeurs de Nutella et les mangeurs de peanut butter. Les premiers sont les Européens qui ont fait la fortune de l’Italien Ferrero en mangeant des kilos de pâte chocolat-noisette. Les autres, ce sont les Américains, qui dès qu’ils ont une petite faim se préparent un sandwich au beurre de cacahuètes. Les deux mondes s’ignoraient… aujourd’hui ils se rapprochent.

Car les Français mangent déjà du beurre de cacahuètes depuis une dizaine d’années, et on en mange de plus en plus. On en a descendu 4.000 tonnes l’an dernier et le marché pourrait tripler d’ici 2030 pour atteindre les 90 millions d’euros, soit plus de 12.000 tonnes. Cela fait beaucoup, mais on reste loin des 84.000 tonnes de Nutella que l’on mange en France, l’équivalent d’1M de pots par jour.

Andros investit 20 millions d’euros dans une usine qui produira du beurre de cacahuètes Be Nuts

Cela montre que même si on est dans une tendance à la mondialisation de l’alimentation, le côté world food qui nous pousse à manger des sushis et des tacos, on a encore de fortes habitudes alimentaires nationales. Il y a les pays buveurs de bière ou de vin, de café ou de thé. Dans le petit-déjeuner, les céréales se sont imposées un peu partout mais on ne va pas tous tartiner la même chose tous les jours.

Il y a des acteurs économiques qui s’intéressent au beurre de cacahuètes. Le groupe Andros part à l’assaut de ce marché en investissant plus de 20 millions d’euros dans une usine qui va permettre de lancer deux types de produits (avec et sans morceaux de cacahuètes) à 3,50 euros le pot sous la marque Be Nuts.

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Ce n’est pas anecdotique parce qu’Andros est entre autres le propriétaire de Bonne Maman, et en économie, vous le savez, il ne faut jamais rester immobile. Il faut aller chercher de nouveaux relais de croissance en explorant de nouveaux marchés. Et surtout quand on est en position de leader sur un segment. Il ne faut pas s’endormir sur ses lauriers car le consommateur peut évoluer, les jeunes générations auront peut-être d’autre goûts.

David Barroux

 

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