Langue française : 3 pléonasmes que nous utilisons trop souvent, voici comment les éviter

istock

Ces trois pléonasmes sont très présents dans nos propos, bien plus que nous ne l’imaginons. Or ils sont faciles à supprimer, une fois que nous en avons pris conscience. 

« Se succéder les uns après les autres » est un premier exemple de pléonasme. Se succéder signifie tout simplement « venir l’un après l’autre ». Au lieu de dire « les mécontents se sont succédé au bureau des plaintes les uns après les autres », on dira « les mécontents se sont succédé au bureau des plaintes » ou « les mécontents se sont rendus au bureau des plaintes après les autres ».

Voici un autre pléonasme, qu’on entend souvent : « reporter à plus tard », ou « remettre à plus tard ». Reporter signifie « renvoyer à plus tard ». Il faudra dire « la réunion est reportée ».

« Reporter à plus tard » est un pléonasme

On peut en revanche préciser la date, et là, ça ne sera pas un pléonasme. « La réunion est reportée au 4 décembre » ou « la réunion aura finalement lieu plus tard » sont des formes correctes.

A lire aussi

 

Le dernier exemple est celui ci : « la première priorité ». La priorité est justement ce qui passe en premier ! Le mot vient du latin prior qui signifie « le premier de deux ». Ainsi, dire que quelque chose doit faire partie des premières priorités est un pléonasme pire encore. Pour l’éviter on peut dire : « l’enrichissement du vocabulaire doit être une priorité », ou « l’enrichissement du vocabulaire est une mission essentielle » ou « un objectif premier ». Il y a de nombreuses possibilités pour contrer cet écueil une fois qu’on en a pris conscience.

Karine Dijoud

 

Retrouvez la chronique Et si on parlait français ? Avec l’Académie française