Un ciné-spectacle symphonique, comportant un montage inédit des séquences les plus cultes des films du réalisateur Claude Lelouch, est prévu le 15 novembre prochain dans la prestigieuse salle Pleyel. A cette occasion, David Abiker recevait ce vendredi dans la matinale de Radio Classique le cinéaste, qui fête ses 60 ans de carrière.
Le concert organisé dans quelques jours est l’occasion de rappeler l’importance de la musique dans les plus de 50 films réalisés par Claude Lelouch. Elle est selon lui « un acteur principal » de toutes ses œuvres, « mais aussi de [sa] vie ».
Cet art a, pour le réalisateur oscarisé, « quelque chose de divin », particulièrement lorsque de nombreux instruments se mêlent, comme dans l’interprétation par un orchestre symphonique des plus célèbres bandes originales de ses films : « un moment magique » selon ses mots. « La musique vous file la chair de poule », que Claude Lelouch décrit poétiquement comme étant « l’aristocratie de nos émotions ».
« Je me donne beaucoup de mal pour que mes acteurs ne jouent pas »
Les films de Claude Lelouch se démarquent par un regard particulier posé sur les acteurs, presque amoureux. Le réalisateur l’explique par sa volonté de rendre ses histoires crédibles : « j’adore croire aux histoires qu’on me raconte ».
« Je demande à mes comédiens de cesser de jouer la comédie. Dans la vie, les gens n’en font pas du tout parce qu’ils ont peur et ne connaissent pas la fin du scénario ». Ainsi, Claude Lelouch explique se donner « beaucoup de mal » pour que, comme dans la vie, ses acteurs « ne jouent pas ».
« Aujourd’hui, ce qui manque, c’est la tolérance »
Interrogé par David Abiker sur sa présence à la marche contre l’antisémitisme organisée ce dimanche, Claude Lelouch a indirectement répondu : « Cela fait 60 ans que je marche contre l’antisémitisme, je ne vais pas m’arrêter maintenant ».
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Le réalisateur se dit « très triste » des événements de ces dernières semaines au Proche-Orient : « Je connais très bien tous ces pays et ils sont faits pour s’entendre. Je suis quelqu’un de positif, j’ai envie de croire que tout cela va se terminer relativement bien si l’on fait preuve de tolérance. C’est ce qui manque aujourd’hui ».
Paul Cassedanne
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