Notes légères, bis ! Le nouveau livre de Christian Morin croque la musique à pleines notes

Les éditions First publient le nouveau livre illustré de Christian Morin, Notes légères, bis !. Dans cet ouvrage, l’animateur de Radio Classique, éminent clarinettiste et dessinateur talentueux, croque de son crayon affuté les petites et grandes histoires de la musique classique.

« Les Notes légères que voici se veulent un souriant hommage de l’oeil à l’oreille. Elles me semblent puiser à la source d’un autre Bordelais, Chaval, pour nous présenter tout un peuple de petits musiciens déconcertés. L’absurde, quand il surgit et les assaille, n’est pas vraiment de leur fait ; il les surprendrait plutôt, pour les prendre à ses pièges – sans gravité. À aucun sens du terme… », écrit Franck Ferrand, son complice le matin sur Radio Classique, dans la préface du nouvel ouvrage de Christian Morin : Notes légères, bis !.

Bis car il s’agit de la suite des Notes Légères qu’avait illustrées Christian Morin en 2020 dans son précédent livre. De « drôles » dans le premier opus, ces histoires de la musique classique sont devenues « légères » 3 ans plus tard avec la complicité de l’auteur Jean-François Pitet. Mais le trait, toujours aussi aérien et précis, de Christian laisse toute sa place à l’humour et à la poésie qu’il voit dans ces « anec-notes » à propos des musiciens, instruments et œuvres croqués avec délice.

8 chapitres tendres, mordants et didactiques

Sur près de 200 pages, des textes référents et une centaine d’illustrations en noir et blanc, comme le clavier d’un piano, pour la plupart mais avec des touches de couleurs harmoniques pour certaines, le livre de Christian Morin aborde 8 thématiques différentes.

Le chapitre « Des vies d’artiste » par exemple décrit le destin parfois contrarié de grands noms de la musique. De Vivaldi, visé par l’Inquisition à Haendel, « coloc » de Jimi Hendrix, en passant par Pierre-Augustin Caron, alias Beaumarchais, professeur de harpe des filles de Louis XV, dramaturge et auteur de la trilogie de Figaro.

Un chapitre très documenté, consacré aux « mots de musiciens », séduira les curieux et les plus érudits avec un lexique non-exhaustif et cocasse du vocabulaire de la musique.

Dans les autres chapitres Christian Morin nous montre aussi des musiciens plus ou moins à leur avantage, une liste d’instruments moqués avec humour et finesse, les preuves qu’entre vacheries et mauvaises notes, la musique n’adoucit pas toujours les mots. La section « Des œuvres inoubliables » retrace la genèse étonnante et parfois tortueuse de certaines grandes œuvres du répertoire classique. Enfin, le dernier chapitre rassemble de terribles critiques faites à l’époque où de grands compositeurs, aujourd’hui reconnus, ont reçu un accueil si peu chaleureux.

Dans ce deuxième opus, Christian Morin, le clarinettiste a voulu également rentre hommage à un genre musical qui lui est cher dans le chapitre « Entracte jazz ».

Dédié à ses amis et modèles Sempé, Cabu et Uderzo, ce nouvel album, Christian Morin l’a voulu plus dense, avec plus de texte mais aussi plus de scènes dessinées sans paroles.

Philippe Gault

Retrouvez l’actualité du Classique