On a appris la mort, dans la nuit de lundi à mardi à Brest, de Jean-Marie Villégier à l’âge de 86 ans. Homme de théâtre et d’opéra, il créa et mit en scène de nombreuses œuvres d’opéra baroque, notamment avec William Christie.
Né en 1937 à Orléans, Jean-Marie Villégier fut élève de l’École Normale Supérieure et agrégé de philosophie avant d’être nommé au Centre universitaire international de formation et de recherche dramatiques à l’Université de Nancy, puis au département d’études théâtrales et cinématographiques et, de 1973 à 1980, responsable du Centre de dramaturgie de l’Opéra de Paris.
Après ce brillant parcours universitaire, Jean-Marie Villégier se tourne vers la mise en scène de théâtre dans un premier temps. Après avoir fondé en 1985 sa propre compagnie de théâtre : l’Illustre Théâtre et travaillé avec l’École nationale supérieure d’art dramatique, il prend la direction du Théâtre national de Strasbourg en 1990.
La collaboration entre Jean-Marie Villégier et William Christie débuta avec Atys à l’Opéra-Comique en 1987
Parallèlement, au début des années 80, Jean-Marie Villégier aborde la mise en scène d’opéras. En 1983, il met ainsi en scène La Cenerentola de Gioachino Rossini, à La Monnaie de Bruxelles, puis, en 1985, L’Incoronazione di Poppea de Claudio Monteverdi à Nancy et Metz. Mais c’est avec William Christie, le fondateur de l’ensemble Les Arts florissants, avec lequel il va nouer une longue relation professionnelle et artistique, qu’il se fait connaître dans le monde de l’opéra.
Une collaboration avec le chef d’orchestre américain, qui débuta avec la mise en scène d’Atys de Jean-Baptiste Lully, crée en 1987 à l’Opéra-Comique. Les deux hommes continueront de travailler ensemble principalement autour du répertoire baroque, notamment sur des oeuvres lyriques de Rameau, Charpentier ou encore Haendel.
Jean-Marie Villégier vivait retiré dans le Finistère
En 2011, la dernière mise en scène d’opéra de Jean-Marie Villégier, toujours avec William Christie à la baguette, fut à nouveau celle d’Atys, à l’Opéra-Comique, à l’initiative et grâce au soutien du philanthrope et mécène américain Ronald Stanton qui avait été ébloui lors de la première représentation en 1987.
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Depuis une dizaine d’années, Jean-Marie Villégier, s’était retiré dans le Finistère mais il continuait de s’entretenir régulièrement de l’actualité culturelle avec ses anciens et fidèles collaborateurs.
Philippe Gault
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