Temps fort de la Fashion Week masculine parisienne, le défilé Dior Homme, conçu par le styliste Kim Jones et présenté le 19 janvier à l’École Militaire, a rendu hommage au danseur et chorégraphe Rudolf Noureev sur une musique de Prokofiev.
Sous un ciel d’étoiles lumineuses, les cuivres de la Danse des chevaliers de Serge Prokoviev, revisitée par Max Richter, ont lancé le ballet rythmé au métronome des mannequins, qui ont défilé, à l’École Miilitaire, sur une scène circulaire constituée de disques qui se surélèvaient et tournaient comme une boîte à musique géante.
The #DiorWinter24 by Kim Jones show will be live from Paris right here on X at 3pm CET, today, January 19! In the meantime, dancers Hugo Marchand, Marc Moreau and Germain Louvet are evoking the spirit of the legendary Rudolf Nureyev.
© Music: Max Richter, Studio Richter Mahr— Dior (@Dior) January 19, 2024
Pour sa collection Dior Homme 2024-2025, Kim Jones, le directeur artistique des collections Homme de la maison (Groupe LVMH) depuis 5 ans, a voulu rendre hommage à son oncle Colin Jones, mort en 2021, danseur classique puis photojournaliste, qui a réalisé une rare série intime sur Rudolf Noureev.
« Cette collection est un dialogue entre le style du danseur et celui des archives Dior »
« J’ai pensé longuement à la relation entre Monsieur Dior et la danseuse de ballet Margot Fonteyn. L’interprétation masculine de cette rencontre fait écho à son partenaire de danse le plus célèbre : Rudolf Noureev (…) C’est un dialogue entre le style du danseur et celui des archives Dior », justifie le styliste anglais..
Cette collection, la sixième de Kim Jones, est composée de 14 looks prêt-à-porter et de 20 « silhouettes couture », Dior ne pouvant pas utiliser, pour des raisons légales, le label « haute couture » pour sa ligne masculine. Pour ce défilé, le styliste a mis l’accent mis sur les volumes, les fentes, les plis et surtout les décolletés qui parcourent l’ensemble de la collection.
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Le turban de La Bayadère, ce tissu enroulé sur les têtes des danseurs de Noureev, en jersey de soie torsadé, venait relever les costumes gris ou noir, parfaire une silhouette du soir, tout comme le kimono noir caviar.
Philippe Gault (avec AFP)
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