Parlons du travail à deux, quand un compositeur et un musicien s’entendent comme les doigts de la main, se comprennent et se complètent. Une relation très particulière dont on peut s’inspirer en entreprise.
Le pianiste Paul Wittgenstein perd sa main droite sur le front russe en 1917, un fâcheux incident qui le pousse à commander à différents compositeurs – et pas des moindres – des œuvres pour sa main gauche. Il en refuse d’ailleurs pléthore qui ne lui plaisent pas, de Strauss, Prokofiev ou Britten.
Ce sont pourtant de bons compositeurs, mais ils sont éconduits. Il faut attendre 1930 pour qu’il reçoive le Concerto pour la main gauche de Maurice Ravel, devenu le succès mondial que l’on connaît. Leur relation, par ailleurs, n’était pas une histoire d’amour. Ils se sont fâchés à propos de nombreux sujets, dont l’argent.
S’associer pour partager une aventure est extrêmement commun
L’entente est pourtant primordiale, dans la musique, mais aussi le monde professionnel. C’est un schéma assez classique : deux amis, deux camarades de promotion, voire deux collègues qui se rencontrent dans une entreprise et décident de prendre leur envol.
Dans le livre Bien s’associer pour mieux entreprendre, aux éditions Leduc, on apprend ainsi que s’associer pour partager une aventure est extrêmement commun. Il faut toutefois s’assurer que les deux parties souhaitent partager la même aventure, ce qui n’est pas toujours le cas. Dans ce cas-là, les disputes surviennent assez vite et le duo perd de sa superbe. La clé, en réalité, c’est qu’il faut s’associer avec quelqu’un dont on est complémentaire. Deux clones, qui s’associent, ça sent le roussi ! Chacun ses qualités, chacun ses compétences.
Verdi et la soprano Teresa Stolz, une idylle cachée ?
L’aventure peut parfois durer longtemps, des années si tout va bien. Et il peut arriver que l’amour entre deux individus mène à la création d’une entreprise. C’est même fréquent, romanesque, romantique, mais aussi périlleux. La bonne santé du couple est intensément liée à celle de l’entreprise, et vice versa. Il s’agit de tenir deux gouvernails en même temps, si je caricature.
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Dans les années 1860, Giuseppe Verdi prend sous son aile une jeune et talentueuse soprano, Teresa Stolz. Il l’emmène partout avec lui, lui offre sur un plateau les plus beaux rôles de son répertoire. En 1874, elle chante le Requiem lorsqu’il voit le jour. Une véritable synergie professionnelle. Une idylle qui aurait basculé aussi du côté personnel, c’est en tout cas ce que soutient l’épouse de Verdi, qui était extrêmement jalouse. La vie personnelle s’immisce parfois dans la vie professionnelle, vous le savez, et cela ne date pas d’hier.
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