Il y a un an, la toiture de la cathédrale Notre-Dame partait en fumée. Le chantier de reconstruction, à l’arrêt à cause du Covid-19, avait inquiété pour son coût et sa durée. Face à l’ampleur de la crise économique, il parait désormais bien peu de chose.
L’incendie de Notre-Dame et la crise du coronavirus partagent 3 éléments de base
Le 15 avril, il y a exactement un an, la toiture de la cathédrale Notre-Dame prenait feu, rappelle Le Monde qui revient aujourd’hui sur les 12 mois d’un chantier interrompu par le Coronavirus. Vos journaux célèbrent également le triste anniversaire.
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L’hebdomadaire de La Croix est au chevet de Notre-Dame, mais également Les Dernières Nouvelles d’Alsace et Le Républicain Lorrain, qui évoquent tout deux un chantier en sommeil, un an après le drame.
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Un drame, qui n’est pas sans rapport, selon Le Monde avec la crise que nous vivons aujourd’hui. Si cette crise-ci est d’une tout autre ampleur, on en retrouve 3 éléments de base : un ennemi incernable, provoquant des délires complotistes mais aussi une union sacrée.
Les chiffres du chantier de Notre-Dame fortement relativisés par ceux du coronavirus
Enfin, un président de la République qui endosse les habits de ses héros, Charles de Gaulle et Georges Clémenceau, pour un chantier qui ressemble à une déclaration de guerre face à l’impensable. Et le Monde poursuit : « sauf qu’une guerre est venue en remplacer une autre ».
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« Voici le chantier à l’arrêt. Qui s’inquiète aujourd’hui des taux de plomb sur le chantier, quand le Covid-19 frappe à la porte ? Qui s’inquiète de la tête de la flèche et des centaines de millions récoltés pour Notre-Dame, lorsque c’est des centaines de milliards dont on parle face à la crise économique qui s’annonce ? Et que signifient 5 ans de travaux, lorsque les gens meurent par centaines dans les Ehpad? »
David Abiker