L’immense charpente de Notre-Dame, surnommée « la forêt » a été au niveau du chœur de la Cathédrale l’épicentre de l’incendie. Pour la reconstruire comme au 13ème siècle, il a fallu trouver 2000 chênes parmi les forêts publiques et privées de France.
L’enquête commence en janvier 2022 pour le charpentier indépendant Matteo Pellegrino, car les bois « bien droits » ne sont pas si répandus. « On a fait tellement de parcelles ! » explique-t-il, égrainant les noms des différentes forêts de la Sarthe, où il a prospecté. Les arbres ont été sélectionnés en fonction des besoins de la charpente médiévale : elles sont « façonnées en bois vert », et « avec un arbre, on fait une poutre »
Un travail à la main, plus chronophage que les méthodes mécaniques modernes mais qui dure dans le temps selon ce spécialiste de la charpente traditionnelle. « Ces techniques se sont un peu perdues sur quelques générations », déplore-t-il. « On pourrait croire que c’est du folklore parce que ce sont des techniques du Moyen-Âge mais travailler à la main permet de valoriser les bois locaux ».
Un savoir faire à développer à l’avenir
Des circuits courts « très contemporains » qui garantissent une stabilité dans le temps « exceptionnelle ». Grâce à la vitrine de Notre-Dame, le charpentier espère que ce type de savoir-faire sera plus utilisé sur les monuments historiques comme les maisons de particuliers.
Laurie-Anne Toulemont
Retrouvez les reportages de Laurie-Anne Toulemont sur la réouverture de Notre-Dame de Paris dans la matinale de Radio Classique
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