Les jeux paralympiques doivent être « un catalyseur pour notre société » en matière d’accessibilité des transports, selon Marie-Amélie Le Fur

Gabrielle CEZARD/SIPA

L’engouement suscité par les JO de Paris va se poursuivre la semaine prochaine avec le début des jeux paralympiques. La cérémonie d’ouverture aura lieu mercredi prochain au cœur de Paris, avant dix jours de compétition. 4 millions de visiteurs sont attendus. En matière de transports publics, l’objectif est de conserver cet héritage, selon Marie-Amélie Le Fur, la présidente du Comité paralympique et sportif français. 

Les Français ont cette envie d’ « encore », après les JO de Paris, se félicite la présidente du Comité paralympique et sportif français, Marie-Amélie Le Fur, invitée de la matinale de Radio Classique ce mercredi. « Les Français ont compris que ce qui a fait la réussite des Jeux Olympiques – des sites iconiques, un niveau de performance extraordinaire – se retrouvera sur le temps des jeux paralympiques ». 800.000 billets sont encore disponibles à ce jour, à des prix raisonnables, explique-t-elle, entre 15 et 25 euros.

Sur 1,7 million de billets vendus pour assister aux compétitions des jeux paralympiques, près d’un tiers ont été acquis par l’Etat et les collectivités publiques. Un chiffre qui peut surprendre, mais qui est parfaitement assumé par la responsable du Comité paralympique : « Il y avait une vraie volonté que ces jeux aient un enjeu éducatif, [qu’ils agissent] comme un catalyseur », pour faire évoluer la pratique sportive des personnes en situation de handicap et le regard que la société porte sur elles. L’Etat a donc acquis plus de 200.000 billets à destination des scolaires. L’objectif est de « marquer ces jeunes d’un souvenir nouveau, d’une relation nouvelle avec le handicap et faire en sorte que cette jeunesse grandisse avec moins de peur, d’interrogations, ou parfois de défiance », poursuit Marie-Amélie Le Fur.

Développer les clubs de sport de proximité

Au-delà du regard porté sur les personnes en situation de handicap, il y a aussi l’accessibilité des transports publics, qui pèche partout en France, et notamment à Paris. Un trajet de 11 minutes dans la capitale pour une personne valide sera effectué en quatre fois plus de temps par une personne handicapée. Alors le but de ces jeux paralympiques de Paris, « évidemment », est d’une part, de multiplier les clubs de sports de proximité, et d’autre part de développer les mobilités adaptées. « Rendre l’existant accessible aux personnes en situation de handicap ». 

La présidente du Comité paralympique estime que si « on se focalise souvent sur le métro » parisien, on oublie que « 100% des lignes de bus ont été rendues accessibles » et que le tramway aussi est accessible. Toutes les nouvelles stations, lignes et prolongements de lignes sont aussi adaptées à tous. « Mais il ne faut pas que ça reste centralisé », souligne-t-elle, « c’est tout le territoire qui doit bouger en faveur des personnes en situation de handicap ». 

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En attendant, l’enjeu sportif de ces jeux paralympiques de Paris pourrait dépasser les aspects sociétaux, avec un objectif ambitieux pour la délégation française : 20 médailles d’or, soit quasiment le double des jeux de Tokyo. Pour obtenir ce résultat, les moyens de l’État ont été quadruplés en faveur de la préparation des athlètes de haut niveau paralympiques. La France veut entrer dans le Top 8.

Béatrice Mouedine

 

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