L’Agence (TMC-TF1, Netflix) : « Nous sommes connus jusqu’en Mongolie ! » assure Olivier Kretz

Laurent VU/SIPA

C’est une série qui cartonne sur TMC – TF1, et désormais sur Netflix : L’Agence, l’immobilier de luxe en famille. Cette téléréalité immobilière de luxe suit la famille Kretz (le père, la mère, et les quatre enfants, qui travaillent ensemble). Le fondateur et président de Kretz Family Real Estate, Oivier Kretz, était l’invité de Comment j’ai réussi ? Sur Radio Classique.

Comment vous expliquez que cette série multiplie les succès d’audience ?

Au-delà de la curiosité de voir des biens de luxe, on apprend aussi énormément de choses [en regardant ce programme] : sur la décoration, l’architecture.

Comment avez-vous convaincu les vendeurs et les acheteurs de participer à cette téléréalité ?

Les propriétaires se sont rapidement aperçus que cela représentait un nouveau canal de vente. Du côté des acheteurs, beaucoup voulaient montrer leur réussite. Nous sommes de plus en plus sollicités, parce que d’épisode en épisode, de saison en saison, l’intérêt est croissant. Un véritable marché [de luxe] s’est créé.

Des télécoms à l’immobilier de luxe

Revenons aux origines : quand vous vous êtes lancés avec votre épouse Sandrine, vous travailliez dans les télécoms. Pourquoi ce passage dans l’immobilier ?

Je parlais avec des machines pratiquement toute la journée (rires). Je ne voulais pas finir ma vie avec des machines, j’avais envie de rencontrer des humains. Je me suis dit : « à 45 ans, quel est le métier dans lequel on peut se lancer sans aucune connaissance ? ». Naturellement je me suis tourné vers l’immobilier. Il n’y a pas d’école de formation pour l’immobilier de luxe, il faut s’auto-former.

Votre épouse était dans la décoration, et avant cela, institutrice.

Elle a dû forcer les portes pour devenir commerciale, ce qui n’a pas été très naturel.

Comment se passent les tournages ? Une caméra vous suit au quotidien ?

C’est presque de la caméra embarquée, la qualité en plus. Nous connaissons désormais très bien l’équipe de Réservoir Prod, qui produit la série, ils font pratiquement partie de la famille ! Une saison débute en général en mars et se termine en décembre, et il y a environ deux jours par semaine de tournage.

« Il n’y a rien d’écrit » assure Olivier Kretz

Est-ce qu’il y a beaucoup de mises en situations ?

Il y a un peu de préparation, il faut que les biens soient filmables et disponibles, tout comme les acheteurs. Mais il n’y a rien d’écrit. C’est sans doute ce qui plaît. La production se charge ensuite du montage, mais nous avons un droit de regard sur les images.

Désormais, vous vous êtes tourné vers l’international. C’est plus simple de trouver des biens d’exception quand on a un terrain de jeu aussi grand ?

Oui, c’est plus facile quand on élargit l’horizon, mais il y a beaucoup de contraintes : la distance, la culture, la législation. Il faut aussi faire attention à ne pas se disperser, c’est le risque dans ce secteur.

L’immobilier a beaucoup souffert ces derniers mois, est-ce que l’immobilier de luxe a aussi subi aussi cette crise ?

L’immobilier de luxe a évidemment subi le ralentissement global du marché, mais heureusement avec moins d’effets. Dans le luxe, il y a 3 segments : le luxe entre 1 et 5M d’euros, le super luxe entre 5 et 10M et l’ultra luxe au-dessus de 10M. C’est un marché qui résiste, avec des clients qui ont des capacités de financement et souvent plusieurs propriétés.

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Et de l’autre côté du canapé, avez-vous une idée des personnes qui vous regardent ?

Tout le monde nous regarde ! Cela va de 7 à 77 ans. Et c’est assez universel, parce qu’on est diffusé dans 180 pays. C’est assez incroyable : mon fils a été au fin fond de la Mongolie, et il a été reconnu !

Charles Bonnaire

 

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