Covid-19 : « La question de la priorisation des patients est une question taboue »

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Le Républicain lorrain s’interroge une fois de plus : « les hôpitaux vont-ils tenir ? »

Le personnel est épuisé et les lits commencent à manquer. Dès lors, une question fait son grand retour dans vos journaux : faut-il trier les patients ? Cette question se pose déjà à l’étranger. Dans les Echos, on apprend ce matin en page 6, que la Cour constitutionnelle allemande demande officiellement au gouvernement de fixer des critères de priorisation des patients. Il y a aujourd’hui des discriminations : un jeune non-vacciné passe avant une patiente handicapée atteinte de myopathie rapportent les Echos. En Belgique nous dit Le Monde, la question se pose tout aussi crûment. Faut-il privilégier un réfractaire à la vaccination plutôt qu’un malade du cancer ?

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A Namur, le directeur médical du CHU réclame un débat éthique. Car aujourd’hui poursuit le quotidien, les retards de soins occasionnés par le Covid sont considérables. Il faudrait près d’un an et demi pour honorer les opérations chirurgicales qui ont été décalées par la crise sanitaire. Il faudrait également plus de quatre ans pour rattraper les diagnostics de cancers et de pathologies vasculaires. Selon le journal Le Monde, la Belgique prévoit une hausse de la mortalité non-Covid dans les prochains mois. 5 000 cancers n’ont pas pu être diagnostiqués à temps. Le directeur CHU de Namur le reconnait : « la question est taboue, la question est brutale et nous ne sommes pas vraiment formés pour la  trancher ».

Marc Bourreau

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