Coronavirus : Le traçage des clients des restaurants va-t-il se généraliser en France ?

Le traçage des clients de bars et restaurants est une mesure déjà obligatoire en Allemagne et chez nos voisins belges, et elle est envisagée par la mairie de Paris. Le principe est simple : donner ses coordonnées lorsque l’on va dans ces établissements. Si un cas positif Covid est passé par là, les personnes présentes pourront être appelées. Il leur sera alors conseillé d’aller se faire tester.

Le traçage des clients est parfois associé à du « flicage »

Cette mesure est déjà obligatoire à Montereau en Seine-et-Marne. Elle est aussi envisagée dans la capitale : des consultations entre la mairie de Paris et les syndicats de restaurateurs sont en cours, même si ce dispositif ne fait pas l’unanimité. S’installer à table, passer sa commande, et… donner son numéro de téléphone.

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Ça pourrait bien être le nouveau rituel en arrivant dans un restaurant ou au bar. Mais l’idée divise. Dans ce restaurant parisien, certains clients trouvent l’idée rassurante, d’autres soulignent que le numéro de téléphone est très personnel, d’autres encore, très réticents, comparent cette mesure à du « flicage » et ne comptent pas « faire un test covid tous les quatre matins ».

 

Philippe Laurent, secrétaire général de l’Association des Maires de France, estime que si 80% des clients y participent, ce sera utile

De son côté, la restauratrice Catherine n’est pas opposée au principe de demander leur numéro aux clients, mais en pratique, elle estime que « prendre tous les contacts va être très compliqué ». Lorsqu’ils viennent retirer leur commande au comptoir, « les gens n’attendent pas », explique-t-elle. Pour le moment seuls quelques établissements ont mis en place d’eux-mêmes ce système.

 

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Mais pour Philippe Laurent, secrétaire général de l’Association des Maires de France, alors que l’application Stop Covid est peu utilisée, ce traçage des clients permettrait de limiter la propagation du virus. « Si 80% des gens le font, c’est utile », assure-t-il, « cela va renforcer la recherche des cas-contacts. Il faut l’expérimenter sur la base du volontariat des consommateurs et des restaurateurs, avec la pédagogie nécessaire ». Les coordonnées récoltées devraient être supprimées par les gérants au bout de 3 semaines.

 

Ecoutez le reportage de Camille Schmitt

 

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