Municipales 2026 à Nîmes : une élection très ouverte à trois semaines du scrutin

LODI Franck/SIPA

Pour la première fois, la gauche pourrait l’emporter à Nîmes, dirigée par la droite depuis 25 ans, et dernière ville Les Républicains de plus de 100 000 habitants. Un grand débat était organisé avec les six candidats par le journal quotidien régional Midi Libre au CHU de Nîmes cette semaine. Un sondage IFOP publié le matin même du débat donnait la gauche largement en tête des élections lors d’une quadrangulaire

Au bar-tabac du Cygne, à deux pas de la majestueuse Maison Carrée, ils sont quelques-uns à se retrouver après le travail pour refaire le monde. En ce moment, le sujet de discussion principal, c’est la possible arrivée de la gauche à la mairie.

« Moi, je vais voter RN », annonce Régis, Nîmois de toujours qui habite le centre-ville. Même s’il reconnaît de belles réalisations de la majorité, c’est l’insécurité qui le pousse à porter son choix sur le candidat du Rassemblement national. « J’ai pas envie que les problèmes traînent davantage. Si vous avez vu Nîmes le week-end à 23 heures, c’est une catastrophe », déplore-t-il.

La sécurité, le thème principal de la campagne à Nîmes

C’est tout sauf la gauche aussi pour Jacques, 76 ans, qui votera pour l’ancien premier adjoint Julien Plantier, dissident à droite. « Dans six ans, il faudra que la droite revienne pour récupérer toutes les conneries qu’aura faites la gauche pendant six ans », estime-t-il.

Un éparpillement des voix à droite qui profite à la liste unifiée de la gauche, hors LFI. Dominique, 76 ans, se réjouit d’une possible alternance, notamment sur le thème de la sécurité. « Moi, je suis plutôt contente de voir la gauche arriver, parce que justement, il faut s’occuper de ces quartiers périphériques et je pense que la gauche est plus apte à s’en occuper », affirme-t-elle.

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La bataille pour garder la mairie sera rude. Franck Proust, le candidat de la majorité, le sait, lui qui a été soutenu il y a quelques jours seulement par Bruno Retailleau. « Effectivement, je n’y suis pas insensible. On n’a pas réussi à faire l’union avec mon collègue Julien Plantier. On est un peu à la croisée des chemins. C’est une élection très ouverte », reconnaît-il.

Les candidats ont encore un peu plus de trois semaines pour convaincre les électeurs

Estelle Henry

 

Liste des candidats à Nîmes :

  • Vincent Bouget, (Union de la gauche sauf LFI)
  • Pascal Dupretz (LFI)
  • Le binôme Julien Plantier (Nîmes Avenir) / Valérie Rouverand (Renaissance)
  • Jean-Marc Philibert (Liste citoyenne, VIVONS Nîmes)
  • Franck Proust (Les Républicains, Horizons, UDI, Parti radical)
  • Julien Sanchez (Rassemblement national)

 

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