Une messe intégriste en plein confinement – La Revue de Presse de David Abiker

Malgré les interdictions de rassemblement, une messe intégriste a eu lieu dimanche 22 mars à Nantes. L’abbé Guépin justifie son affront aux pouvoirs publics et argue que « le moyen le plus excellent » de lutte contre le coronavirus reste « la prière« .

 

L’abbé Guépin est en rupture avec l’Eglise Romaine

Une messe intégriste est à la Une ce matin de Presse Océan, le journal de Loire Atlantique. Des fidèles de la communauté intégriste Saint-Pie V se sont rassemblés ce dimanche 22 mars au matin dans la chapelle du Christ-Roi, rue d’Allonville, à Nantes. L’abbé Philippe Guépin revendique le maintien de cette messe malgré les consignes extrêmement claires d’interdiction de rassemblement.

 

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L’abbé, en rupture avec l’Eglise romaine, justifie sans vergogne la messe qu’il a donné hier. « Nous menons le combat contre cette pandémie avec le moyen le plus excellent qui est la prière, explique-t-il. C’est comme ça que cela se passait autrefois. Lorsqu’il y a eu des épidémies de peste ou de choléra, la première chose que faisait la population, c’était de se rassembler dans les églises ».

 

 

Pour l’abbé, ses fidèles ne risquent rien car ils ne sont « pas des voyous« 

« Les gens ont un corps et une âme, moi je suis le médecin des âmes ». Mais on n’a pas affaire à un abbé comme les autres. Quand Presse Océan lui fait remarquer que sa messe contrevient à toutes les interdictions prises par les autorités, il répond : « Je sais les décisions prises par les pouvoirs publics. Il y aurait beaucoup à dire là-dessus. Ils nous font la morale, alors que ce sont les mêmes pouvoirs publics qui sont toujours à l’origine de ce mal« .

 

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L’abbé ne veut rien entendre, persuadé encore que « ses fidèles ne risquent rien car ils sont des gens responsables mais pas des voyous« . Presse Océan rappelle qu’un des épicentres de la contagion en France fut un rassemblement évangélique organisé à Mulhouse, du 17 au 24 février. Comme quoi les voies du virus peuvent parfois emprunter celles de la foi.

 

David Abiker