Un ténor vénézuélien sacré à Toulouse

Des 21 candidats retenus en demi-finale de cette 52è édition du Concours International de Chant de Toulouse, il ne restaient que les 10 meilleurs qui ont été confrontés au jury et au public du Théâtre du Capitole samedi soir lors de la soirée présentée et animée par l’ancienne ministre Roselyne Bachelot, passionnée d’opéra. À l’issue de la compétition c’est Andres Esteban Sulbaran Oicata qui a remporté le 1erprix chez les hommes.

Le successeur du Coréen Byeong-Min Gil, sacré en 2016

Pour sa prestation, le ténor vénézuélien, comme tous les finalistes, a interprété, accompagné par l’orchestre national du Capitole dirigé par Pierre Dumoussaud, deux grands airs avec une grande maîtrise de la musicalité et de la voix en faisant preuve d’un beau tempérament dramatique. Ce fut le cas tout au long de son interprétation de « Kuda, kuda » (Lenski dans « Eugène Onéguine » de Tchaïkovski) puis de « Ah ! Lève-toi, soleil !  » (Roméo dans le  « Roméo et Juliette » de Gounod). 2 performances qui ont donc recueilli les faveurs du jury présidé par la célèbre mezzo-soprano française Béatrice Uria-Monzon. Originaire de San Cristóbal, Andres Esteban Sulbaran Oicata a fait partie de la promotion 2017/2018 du prestigieux Centre de Perfectionnement Plácido Domingo à Valence où il se produit régulièrement au Palau de les Arts Reina Sofia. Résidant désormais à Düsseldorf, il a intégré l’Opéra du Rhin avec lequel on pourra le voir dans « La dame de Pique » de Tchaïkovski sur la scène du Théâtre de Duisbourg à partir du 28 septembre.

 

Un palmarès sans frontière

Derrière le chanteur vénézuélien, c’est le prometteur ténor français Valentin Thill qui a remporté le 2è prix juste devant le baryton coréen Daeho Kim qui complète ce podium. Chez les femmes, pas de 1er prix décerné, même si la mezzo-soprano brésilienne Josy Santos, classée deuxième, a séduit le jury grâce à la chaleur du timbre de sa voix et un sens maîtrisé de la scène. 2 troisièmes prix ex-aequo ont distingué deux autres mezzo-sopranos, l’Australienne Anna Dowsley et la Belge Lotte Vertsaen. Le Prix du public a récompensé la soprano suisse Marie Lys.

Créé en 1954, le Concours international de Chant de Toulouse est organisé tous les trois ans et permet aux jeunes talents âgés de 18 à 33 ans d’être jugés par un jury qui réunit des responsables des plus importantes institutions lyriques européennes (Bolchoï, Pesaro, Naples, Paris, Dresde, Lausanne et Capitole cette année).

 

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