Roberto Alagna : « J’ai voulu mettre dans Le Chanteur ce qui a manqué pendant le confinement »

Le ténor Roberto Alagna est l’invité du Journal du Classique, à l’occasion de la publication de son album « Le chanteur » chez Sony.

 

Robert Alagna reprend Serge Lama, Yves Montand, Edith Piaf ou encore Dalida

Pour la première fois au disque, Roberto Alagna a choisi de célébrer la chanson française, un patrimoine auquel il est tout aussi attaché que l’opéra et à travers lequel il nous raconte son propre parcours de vie. Car toutes ces chansons, empruntées à Serge Lama, Yves Montand, Edith Piaf ou Dalida s’enchaînent ici pour former un véritable récit évoquant son histoire personnelle : ses origines siciliennes, le déracinement de sa famille, les enfants, les amis, les déchirures et le couperet du Covid. Cet album est né du confinement, d’un besoin de retrouver des sensations qui lui manquent tant aujourd’hui, à savoir le contact avec les autres. Aussi a-t-il associé à cet enregistrement, réalisé avec la complicité d’Yvan Cassar, ses amis musiciens tout comme sa propre famille, ses filles et son épouse qui interviennent à ses côtés sur quelques titres. « C’est le disque du monde d’avant, lorsque nous étions ensemble. Tout ce qui nous a manqué, pendant ce confinement, j’ai voulu le traduire dans cet album » nous dit-il.

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Reparti en Allemagne où il chante actuellement Pinkerton dans une production de « Madame Butterfly », Roberto Alagna enchaînera, si tout va bien, avec « Pagliacci » et « Tosca » en fin d’année à Vienne, « Lohengrin » en janvier à Berlin… et reviendra à Paris, au mois de mai, pour chanter Mario Cavaradossi dans « Tosca » à l’Opéra Bastille. Tout en préparant d’autres projets qui verront le jour lorsque la situation sanitaire le permettra : une comédie musicale, voire un film, autour d’Al Capone et une tournée de concerts avec son programme de chansons.

Laure Mézan

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