Le bornage du téléphone de Steve Maia Caniço relance les interrogations sur les conditions de sa mort

Dans la revue de presse de ⁦Radio Classique ⁩ les polémiques s’enchaînent de l’homophobie dans les stades chez ⁦ Le Telegramme ⁩ au racisme anti-blanc chez ⁦ Valeurs Actuelles. ⁩ Sans oublier le nouveau America d’Éric Fottorino

Le bornage du téléphone de Steve Maia Caniço relance les interrogations sur les conditions de sa mort

A commencer par cette information sortie par le Canard Enchaîné qui relance les interrogations sur les conditions de la mort de de Steve Maia Caniço noyé dans la Loire le 21 juin dernier. Le Canard Enchaîné qui parle des 77 minutes qui accablent le rapport de la Police des Polices après la noyade du jeune homme. En clair, selon l’IGPN le téléphone portable du jeune homme aurait cessé de d’émettre tout signal à 3H16 sous-entendu bien avant la charge de Police intervenue plus d’une heure après. Sauf affirme le Canard que selon l’enquête judiciaire ce portable a continué d’émettre jusqu’à 4H33 soit 13 minutes après l’intervention policière. Un élément qui semble avoir été oublié par l’IGPN dans son rapport souligne le Canard à qui un des enquêteurs de la PJ confie ceci : « Il y a peu de chance qu’on sache comment et pourquoi Steve est tombé à l’eau. On ne peut formuler que des hypothèses : a-t-il été pris de panique après un réveil en sursaut, a-t-il été victime d’un mouvement de foule provoqué par le grenadage des forces de l’ordre. La seule certitude est qu’il dormait tout près du fleuve au moment de l’intervention.

Trouble et polémique également à la une du Figaro
Loi Bioéthique : La GPA sème le trouble dans le débat, plus exactement une circulaire visant à clarifier le statut des enfants nés de GPA à l’étranger et que le Gouvernement s’apprête à distribuer dans les services consulaires vient troubler le débat parlementaire qui a démarré hier.

 

Noël Le Graët président de la FFF a demandé aux arbitres de ne pas arrêter les matchs en cas d’insultes homophobes

Mais le débat qui n’en finit pas c’est celui sur l’homophobie dans les stades. Il fait ce matin la une du Télégramme et du Dauphiné après que Noël Le Graët président de la FFF a demandé aux arbitres de ne pas arrêter les matchs en cas d’insultes homophobes, en cas de racisme oui. Tacle immédiat de la ministre des sports sur des propos erronés et intervention de Macron lui-même qui a souhaité que tout le monde travaille sans fausse polémique. Sauf qu’il n’y a pas de fausses polémiques, il n’y a que des polémiques qui collent aux crampons comme un scotch. Alors on lira dans le Parisien-Aujourd’hui en France la position raisonnable d’Oliver Rouiller, ancien joueur pro, gay lui-même « Il faudrait peut-être dit-il arrêter les matchs, ne serait-ce qu’une minute pour signaler à ceux qui chantent ces trucs débiles que cela ne se fait, qu’on est plus dans la préhistoire mais en 2019 ». Inversement sur le même sujet Marianne se demande s’il est si malin d’interdire « qu’on fasse de la prévention, très bien, mais est-ce de la prévention que d’interrompre des match en sanctionnant tout le public et en faisant passer tous les supporteurs pour une populace à rééduquer d’urgence ? »… Le débat n’est pas terminé et il se poursuit autrement dans le nouveau Valeurs Actuelles. Un footballeur à la une c’est Lilian Thuram qui devient l’incarnation, lui, non pas de l’homophobie, mais du racisme anti-blanc, l’occasion pour Valeurs actuelles de dénoncer les réseaux de militants anti-racistes et de relancer le débat très politique sur un tabou français : le racisme anti-blanc. Quand il n’y a plus de polémique il y en a encore.

Démocratie, cow-boy, cinéma, american way of life, que reste-t-il du rêve américain ?

Démocratie, cow-boy, cinéma, american way of life, que reste-t-il du rêve américain se demande América, revue qui scrute tous les trimestre la société américaine telle qu’elle se réinvente ou se fracture sous le mandat Donald Trump. A lire deux papiers, le premier Pourquoi Trump nous rend fou ? Mais surtout cette enquête sur les rêves des milliardaires américains. A quoi rêvent les Jeff Bezos, les Charles Branson, ou les Elon Musk, ils rêvent de nouvelles frontières, de conquérir l’espace comme le fondateur de Tesla qui entend préparer l’humanité à sa métamorphose multiplanétaire. Ils rêvent aussi d’immortalité et de cryogénisation comme Louis de Funès. 200 000 dollars pour congeler son corps entier et 80 000 pour la seule tête grâce la société Crionics fondée par Fred Chamberlain lui-même congélé par son épouse Linda. Vous apprendrez ainsi qu’il existe 1256 candidats à la congélation, qu’il est vivement recommandé de ne congeler que la tête pour éviter les maladies qu’embarque le reste du corps et qu’il faut être congelé la tête en bas, c’est meilleur pour le cerveau. Fasciné par l’éternelle jeunesse les futurs hibernatus seraient bien inspiré de lire le Figaro ce matin et le nouvel essai du philosophe Pascal Bruckner. Philosophie de la longévité qui considère les rêves de jeunesse éternelle des américains comme une vaste farce et nous engage a apprivoiser la vieillesse qu’il faut sortir de son invisibilité. Un autre vieux et fier de l’être dont le Parisien-Aujourd’hui en France tire le portrait ce matin c’est le nouvel ailier de l’équipe de handball du PSG, l’islandais Gudjon Valur Sirgurson, il est le plus vieux joueurs de la starligue à…40 ans. « L’âge n’a aucun importance dit ce serial buteur dès qu’on apporte toujours quelque chose à l’équipe ».

 

Jeanne d’Arc inspire le cinéma

Jeanne d’Arc fait la une de La Croix à l’occasion de la sortie aujourd’hui du film de Bruno Dumont sur son procès. Alors que depuis deux ans, la pucelle d’Orléans a vu sa place plus que réduite dans les manuels scolaires, c’est le cinéma qu’elle inspire. Et chacun de vos titres voit la pucelle à sa porte. La Croix voit évidemment dans Jeanne une inspiratrice, une croyante qui nous fascine par delà les âges. Le Monde y voit une résistante, pas une icone nationaliste. Dans Libération Jeanne est d’abord une enfant de 10 ans même si, elle avait 17 ans à son procès. Jeanne intéresse tout le monde explique le réalisateur : c’est le bien contre le mal, c’est la superpuissance, c’est l’élévation. En réalité la presse de ce matin nous dit évidemment que la valeur n’attend pas le nombre des années mais que chacun voit sa Jeanne à sa porte. C’est le cas de Laurent Voulzy qui expliquait ce week-end à Ouest France vouloir lui consacrer une comédie musicale après lui avoir dédié cette chanson il y a 8 ans.

 

 

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