Recyclage des masques : qu’est-ce qui existe déjà ?

Les masques font partie désormais de notre vie quotidienne, et on les retrouve partout, dans nos poubelles mais aussi beaucoup sur les trottoirs ou même dans l’océan. On utilise 50 millions de masques jetables par semaine en France. Et après ? Il n’existe pas encore de filière de recyclage mais des initiatives locales se multiplient.

 

Plaxtil a installé des bornes de collectes de masques à Châtellerault et Poitiers

En septembre dernier, nous vous parlions dans 3 minutes pour la planète de l’entreprise Plaxtil. Elle a installé des bornes de collecte de masques chirurgicaux l’été dernier à Châtellerault, dans la Vienne. Ces mêmes bornes viennent d’être mises en place à Poitiers. 300 000 masques ont ainsi été recyclés à Châtellerault, Plaxtil en collecte 30 à 40 000 chaque semaine à Poitiers depuis le début du mois de novembre.

 

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Olivier Civil,cofondateur de Plaxtil, espère déployer ses bornes de collecte dans une dizaine de territoires d’ici la fin de l’année. A Tours, la métropole elle aussi vient de se lancer dans une filière de recyclage, avec une autre entreprise de la région, Neutraliz.  Une centaine de collecteurs ont été installés la semaine dernière. Les masques collectés, chirurgicaux et en tissus, sont d’abord mis en quarantaine, puis décontaminés avec des lampes à ultraviolets.Ils sont ensuite broyés pour en faire des fibres textiles, des matériaux d’isolation thermique, ou des objets plastiques. Des solutions encore très locales, mais pas de filière à grande échelle.

 

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La région Île-de-France espère justement mettre en place une filière à grande échelle  dans les prochains mois pour ses 12 millions d’habitants. Des aides pourraient être débloquées dès le début d’année prochaine, mais pour une filière nationale, il faudra attendre. Le ministère de la Transition Ecologique nous précise que ce qui est compliqué, ce n’est pas la technologie mais bien la logistique. Et l’organisation d’une collecte nationale auprès des particuliers, puis l’acheminement jusqu’au entreprises de recyclage, cela prend du temps à mettre en place. Voilà pourquoi le ministère, ainsi que les associations d’ailleurs, incitent à utiliser des masques en tissu. Notre consommation de masques chirurgicaux représente 400 tonnes de déchets plastiques par jour.

 

Ecoutez 3 minutes pour la planète de Baptiste Gaborit

 

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