Produits ménagers : Toxiscore, le nouvel indicateur de nocivité

Après le nutriscore, l’étiquetage renseignant la qualité nutritionnelle des produits alimentaires, un nouvel indicateur fait son arrivée, le toxiscore. Son objectif est d’afficher la nocivité des produits ménagers, une mesure annoncée par le gouvernement dans le cadre de son nouveau plan Santé-Environnement.

Toxiscore : L’indicateur classera les produits ménagers avec un code couleur du vert au rouge et des lettres de A à E

L’enjeu est de pouvoir décrypter en un seul coup d’œil les étiquettes très complexes des produits ménagers. Le toxiscore sera sans doute construit sur le même modèle que le nutriscore, avec un code couleur, du vert au rouge et des lettres, de A à E. L’annonce de sa mise en place a été saluée par 60 millions de consommateurs qui multiplie les analyses sur les produits ménagers cette année, comme le souligne Benjamin Douriez, rédacteur en chef adjoint du magazine : « on constate qu’un certain nombre de produits sont très fortement allergisants, avec beaucoup de présence de silicones, dont certains d’entre eux sont toxiques pour le milieu aquatique (…) on a besoin d’un étiquetage simplifié pour aider le consommateur à faire son choix entre différents produits ».

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60 millions de consommateurs a d’ailleurs créé son propre indicateur, le menag’score, et selon la dernière analyse, 44% des 108 produits testés étaient classés D ou E. Le toxiscore arrivera dans les rayons dès l’année prochaine, mais sans être obligatoire pour les fabricants dans un premier temps.

 

Le Toxiscore est l’une des mesures phares du 4ème Plan national Santé-Environnement

Le toxiscore est une des mesures phares du plan Santé-Environnement présenté par le gouvernement. L’enjeu est immense, car aujourd’hui 1/4 des décès dans le monde sont liés à des facteurs environnementaux, 15% en Europe selon l’OMS. Ce plan prévoit également de mettre à disposition de tous les citoyens un service numérique public pour connaître la qualité de son environnement immédiat, l’interdiction de la lumière bleue sur les jouets ou encore de dédier une enveloppe de 90 millions d’euros pour la recherche sur les facteurs environnementaux des maladies et des pathogènes émergents. Mais c’est encore insuffisant selon Sandrine Josso, députée Modem de la Loire-Atlantique et rapporteure de la commission d’enquête sur les politiques publiques de santé environnementale : « c’est encore trop abstrait sur les mises en place concrètes, il y a un budget mais comment sera utilisé ce budget ? On ne sait pas ».

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Trop peu de moyens sont accordés selon elle entre la recherche des liens entre environnement et maladie, comme sur l’effet cocktail, c’est à dire une exposition chronique à plusieurs polluants. Ce 4ème plan national Santé-Environnement ressemble trop au précédent, alors que les trois premiers n’avaient pas produits de résultats concluants.

Baptiste Gaborit

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