Procès Sarkozy : malgré l’Affaire des écoutes, il reste populaire à droite

Nicolas Sarkozy dans le box des accusés, c’est une première pour un ancien président dans  l’histoire de la 5e République. Jacques Chirac n’avait pas pu comparaître physiquement en 2011 devant ses juges, en raison de son état de santé. Nicolas Sarkozy sera lui présent, ce qui fait dire au Figaro que l’ex-président est prêt à en découdre avec ses juges.

Nicolas Sarkozy comparaît dans l’affaire dite des écoutes

De quelle affaire s’agit-il ? L’affaire des écoutes titre le Parisien-Aujourd’hui en France qui rappelle les chefs d’accusation : corruption et trafic d’influence. Nicolas Sarkozy sera donc aujourd’hui face à ses juges, annonce le journal. Pour le site d’information Slate, cette présence physique dans le box d’un ancien président de la République est historique, ce qui n’a pas échappé à Libération qui titre Bismuth levez-vous.

 

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Bismuth c’est le pseudo ayant servi à Nicolas Sarkozy et son avocat pour mettre en service des puces téléphoniques prépayées, afin de tenter d’échapper aux écoutes téléphoniques de la justice. Mais C’est à l’accusation qu’il appartiendra de démontrer qu’il y a eu corruption comme le titre le Courrier Picard et trafic d’influence. A la justice de démontrer que Nicolas Sarkozy et son avocat ont effectivement tenté d’obtenir des informations de la part de Gilbert Azibert, haut magistrat à la cour de Cassation en contrepartie d’une recommandation pour hâter la promotion du magistrat.

 

Nicolas Sarkozy est toujours populaire à droite

Mais le procès qui doit commencer ce matin est suspendu à l’Etat de santé de Gilbert Azibert, ancien haut Magistrat de 73 ans, rappelle le Figaro. Cette affaire a démarré en 2014 dans la foulée du non-lieu de l’affaire Bettencourt et du supposé financement libyen de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy. Elle dure et elle pourrait encore durer. Voir la Une du Dauphiné qui annonce : Ce premier procès. Ce qui sous-entend qu’il y en aura d’autres.

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L’ancien président aura au moins une raison de se réjouir ce matin en lisant les journaux, il est toujours populaire à droite. C’est ce que raconte en substance le Parisien. C’est comme pour se faire tester pour le coronavirus, s’amuse le Parisien. On se bat pour obtenir une audience avec l’ancien président. Une sonnette discrète, un ascenseur aux parois vitrés, un officier de sécurité, puis un autre, se découvre alors 323 m2 de bureaux où rien ne manque pour rappeler la vie d’avant de l’ancien président. Des médailles, des photos avec Carla Bruni, un habitué des lieux parle d’un mausolée à la gloire de l’ex-président. Le rituel est toujours le même. Le président s’installe son invité dans le canapé auquel il fait face, offre un chocolat, en mange trois et est toujours en costume.

 

Anne Hidalgo est venue prendre le petit-déjeuner avec Nicolas Sarkozy

Si le visiteur n’a pas eu le bon goût de porter une cravate, il le lui fait remarquer « Ah, vous êtes en vacances ». A chaque fois, le président a une petite phrase sur François Hollande, il ne peut pas s’en empêcher, s’amuse un sénateur. N’empêche, avoir un rendez-vous avec Sarkozy pour un maire, un parlementaire ou un élu local c’est un peu comme aller à Lourdes quand on est croyant. Pour un autre c’est The Place to be !

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Pour un autre encore, on sort de là requinqué, capable de déplacer des montagnes. Se prévaloir du soutien de Sarkozy, ca fait toujours bien, même Hidalgo est venue prendre le petit-déjeuner. Certains pointent l’humour de Nicolas Sarkozy, on rigole à chaque fois mais toujours au dépens des autres. Ca fait un peu Tatie Danielle raconte un membre des Républicains : « Comme il dit du mal de celui qui vient de sortir, tu te demandes ce qu’il dira de toi au suivant » grimace un ancien habitué. Et le Parisien compare, avec son défilé de courtisans, le 77 rue de Miromesnil au 55 rue du Fg Saint-Honoré. Il a recréé un petit Elysée. L’article ne dit pas si Nicolas Sarkozy télétravaille de temps en temps ou s’il reçoit masqué.

David Abiker

 

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